3200 personnes derrière Yves NICOLIN au scarabée

Article du progrès du 26 Janvier 2012

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Politique. Hier soir, pour la 3 e année consécutive, le Scarabée a servi de décor à la cérémonie des vœux aux Roannais du député Yves Nicolin. Le spectacle artistique d’une heure et demie a précédé un show politique anti-socialiste. Ses cibles privilégiées : François Hollande et Laure Déroche, sa future adversaire aux législatives de juin.

Hier soir, 19 h 30. Le Scarabée est bondé. Plus une seule place assise n’est libre. Costume sombre sur chemise blanche, le député Yves Nicolin, accompagné de sa femme, arrive en terrain conquis. Un peu comme « chez lui », en tant que « père » du Scarabée. Les applaudissements sont timides. Le public n’est pas encore « chaud ». Mais le show s’apprête à le réveiller. Un mot de bienvenue et le spectacle commence.

Pendant une heure et demie, les artistes locaux et d’origine roannaise se succèdent sur la scène.

Le pianiste Julien Rézac ouvre le bal, avant une immersion dans les chansons des années soixante et soixante-dix avec la troupe Paris spectacle qui fête cette année ses 20 ans. Quelques tours de magie signés Steffen Lauren’s, puis le parlementaire apparaît. L’heure du discours purement politique n’est pas encore arrivée. Place à l’émotion avec l’association SOS Orphelinats du monde, « bébé » du député né en janvier 2010, qui deviendra officiellement une fondation le 13 février prochain. Et en avant-première hier soir, la projection du clip de présentation et l’interprétation par Floriane, une chanteuse venue spécialement de Boulogne-sur-mer, de la chanson « Une raison d’aimer » destinée à recueillir des fonds pour la construction d’un orphelinat en Haïti.

Un petit tour de chants de Chrys Mahun et les artistes laissent la place au politique. Il est presque 21 h 15. Yves Nicolin sonne la charge. Le show festif se fait meeting électoral. Les prochaines échéances servent de fil conducteur à son discours vindicatif de 17 pages. Défenseur, cela va de soi, de la politique gouvernementale, il s’en prend rapidement au candidat socialiste pour la présidentielle, à son programme, que le parlementaire démonte point par point, et à ses alliés.

Pas un mot sur les législatives, si ce n’est quelques allusions. Les mots les plus durs, le député les tiendra à l’encontre de l’actuelle maire de Roanne, Laure Déroche, qu’il n’épargne pas. « Certains ont vite déchanté après le temps des promesses à la suite des dernières municipales », lance-t-il. Se référant à la grève de la faim en cours des commerçants de la place des Promenades, il tacle : « Son intransigeance n’a d’égal que son ego ».

Ni sa personnalité ni les projets de la majorité municipale ne trouvent grâce à ses yeux. Seules comptent les réalisations que l’ancienne majorité a conduites.

Six pages de son discours seront consacrées à celle qui lui a succédé dans le fauteuil de maire et qui sera son adversaire aux législatives de juin prochain. Les amabilités ne sont pas encore finies.

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