La force des mots, la faiblesse des actes

Délinquance

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Les chiffres de 2012 de la délinquance rendus publics par l’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales révèlent le profond décalage du gouvernement de Jean-Marc Ayrault entre la fermeté des mots et la faiblesse des actes.

Les promesses affichées ne sont pas devenues des résultats avérés :

  • les atteintes volontaires à l’intégrité physique augmentent de +3,54% en une année ;
  • les cambriolages d’habitations principales augmentent de +8% sur l’ensemble du territoire national, dont +14,7% en zone gendarmerie, soit 11 000 faits constatés en plus en une seule année ;
  • les tentatives d’homicides augmentent, elles, de +11% en zone police et même de +34,6% en zone gendarmerie.

Ce manque d’effets probants sur de nombreux indicateurs est la preuve que malgré le courage et la mobilisation des forces de sécurité, la décision politique de renoncer à la politique du résultat - injustement appelée « politique du chiffre » - expose davantage nos concitoyens aux délinquants et criminels.

En décidant solennellement de détricoter le code pénal (programmation de la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs comme des peines plancher, refus obstiné de s’adapter à la délinquance actuelle des mineurs, abrogation de la loi suspendant des allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme scolaire…), le gouvernement met méthodiquement en place une politique pénale défectueuse qui le condamne à un échec inéluctable.

Les chiffres portant sur l’année 2012, il convient désormais de distinguer les résultats obtenus les six premiers mois de l’année pendant la présidence de Nicolas SARKOZY et ceux enregistrés les six derniers mois depuis l’élection de François HOLLANDE.