Une visite présidentielle pour rien... ou presque !

Cette venue est une pure opération de communication

image gauche

Le 24 avril 2012, en pleine campagne présidentielle François Hollande déclarait «Prendre le train n'est pas un devoir de candidat, c'est une façon normale de se déplacer. Y compris pour un président de la République. Si je suis élu, je continuerai de me déplacer ainsi ».

C’est pourtant bien à bord de l’avion présidentiel que François Hollande a atterri à l’aéroport de Renaison.

Dommage !

S’il avait tenu sa promesse de campagne, il aurait pu s’apercevoir combien la ligne à grande Vitesse Paris Orléans Clermont Ferrand via Roanne engagée par le Gouvernement de François Fillon et reportée aux calendes grecques par celui de Jean-Marc Ayrault est une priorité et une nécessité pour l’avenir et le développement du Roannais.

Attendu en janvier 2013 pour l’inauguration de l’A89, le Président de la République avait décliné l’invitation.

Aujourd’hui ce n’est pas le Président de la République qui est à Roanne mais le Chef du parti socialiste qui vient à la rescousse de Laure Déroche, candidate en péril pour les prochaines élections municipales. De la ligne à Grande vitesse il n’en a pas été question, pas plus que du dossier des Roms qui relève pourtant de la compétence de l’Etat, de la baisse des dotations aux collectivités, des entreprises en difficulté ou du matraquage fiscal imposé aux particuliers comme aux Entreprises.

Aujourd’hui le Président de la République n’a rien inauguré et n’a annoncé aucun financement ni aucun projet en faveur de Roanne et du Roannais, comme il est pourtant de tradition lorsque le plus haut personnage de l’État se déplace. Cette venue est une pure opération de communication dont les Roannais ne seront pas dupes !

Arrivé sous les hués et les sifflets des Roannais, le Président de la République n’a pas eu le courage de rentrer, comme cela était prévu, par la grande porte de l’Hôtel de Ville préférant utiliser une porte dérobée. À l’intérieur l’ambiance n’était pas au beau fixe… Aucun pupitre n’était prévu pour les discours, obligeant les orateurs à tenir leurs notes dans leurs mains et, chose rare, une grande partie de la majorité municipale avait décidé de boycotter la venue du Président de la République.

Discours flatteurs, compliments à gogo, rien n’est trop beau pour tenter de sauver le soldat Déroche qui a poussé le comble de l’hypocrisie en recevant le Président de la République, non pas à la Maison Troisgros, pour soi-disant soigner son image, mais à la « Brasserie le Central » comme le précise le programme de l’Elysée en demandant tout de même au Chef Troigros de se mettre derrière les fourneaux !

Contrairement à Laure Déroche qui avait joué des coudes pour être sur toutes les photos lors de la venue de François Fillon en 2009 , Yves NICOLIN, ne soutenant pas l’action menée par le Gouvernement mais ayant un fort esprit républicain, a été accueillir et saluer le Président de la République à sa descente d’avion avant de se rendre à Paris pour ses activités parlementaires afin de ne pas gêner les socialistes locaux si fiers d’accueillir le Président le plus impopulaire de la 5ème république.

http://www.youtube.com/watch?v=8Vs7lzVS4Q0