Yves Nicolin lance la campagne en promettant une baisse des impôts

Article du progrès du 9 Septembre 2013

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Comme chaque année depuis qu’il est député, Yves Nicolin présidait le repas de rentrée sur le site de Ressins à Nandax.

Devant près de 400 sympathisants, il a tenu un discours politique tranchant d’une demi-heure au cours de laquelle il a d’abord égratigné le gouvernement et le président « qui a précipité le pays dans les difficultés », avant de se tourner vers les prochaines municipales « qui seront avec les sénatoriales et les élections européennes, l’occasion de donner un coup de semonce à cette majorité ». Il a souligné que son équipe est prête, le programme quasiment bouclé. Et il n’a pas résisté au plaisir d’annoncer une des mesures qui marquera probablement son programme : une baisse des impôts. « Et nous la ferons ! », a-t-il promis tout en rappelant que l’équipe actuelle avait promis de ne pas augmenter les impôts avant de se raviser en début de mandat. A propos d’engagements, il s’est amusé à noter l’équipe de Laure Déroche dont il a épluché 131 actions annoncées en 2008. Tel un maître d’école, il a infligé un pâle 4,72/20 à la majorité, prônant son exclusion de l’établissement… Il a d’ailleurs reproché à Laure Déroche d’être « actuellement plus préoccupée par la remise d’une médaille de l’ordre national du Mérite le 10 octobre ». Face à ses sympathisants, Yves Nicolin a invité chacun à se mobiliser pour cette campagne, rappelant que si sa future adversaire a reçu un sévère avertissement l’an passé lors des élections législatives où « en pleine vague rose, 56 % des électeurs de Roanne ont dit non à Laure Déroche », « cela ne nous assure pas une victoire ». Il a aussi rappelé qu’il faudra se méfier de la captation des voix par les extrêmes comme le FN. Ce n’est d’ailleurs probablement pas anodin si Yves Nicolin, qui a choisi de présenter son programme par chapitres de fin septembre à décembre, a choisi de commencer par la sécurité promettant « un projet parmi les plus forts en ce domaine ».

Il y a une semaine, il nous confiait que cela comporterait un programme de vidéoprotection. Il a souligné avoir « nul esprit de vengeance », mais une seule motivation : « Redresser cette ville. »

Kévin Triet