Huit mois avant la présidentielle, Sarkozy roule pour l’A 45 : « Cet équipement se fera ! »

Article du progrès du 7 Septembre 2011

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Hier, dans la Loire, le président de la République a indiqué que tout sera décidé avant la fin de l’année

 

En se rendant hier à l’entreprise de transports Vialon à La Fouillouse, le président de la République a voulu « rendre hommage à une profession courageuse ».

Devant les salariés de l’entreprise, des professionnels des transports et des élus, Nicolas Sarkozy a mis en avant ces hommes et ces femmes qui tous les jours sur la route font « un métier exigeant, difficile qui demande des sacrifices ».

Mais beaucoup de ces professionnels attendaient que le président de la République s’exprime sur l’A 45. Pas un mot en public sur ce sujet si sensible. Une certaine frustration se lisait sur les visages des décideurs et des élus ligériens.

Il a fallu attendre la fin du déjeuner, que le président a pris au relais routier Le Champvert à Veauche, pour qu’il évoque l’A 45. Pas d’annonce transcendante. En fait une sorte de service minimum, en rappelant la situation actuelle du dossier, tout en fixant les décisions finales pour la fin de l’année.

Nicolas Sarkozy a compris qu’il y avait « un désaccord entre les élus de la Loire et ceux de l’agglomération lyonnaise. Les uns parce qu’ils veulent développer leur département avec une bretelle autoroutière d’une cinquantaine de kilomètres. Les autres parce qu’ils ne veulent plus avoir de véhicules sur leur territoire ». Pour mettre tout le monde d’accord, le président de la République a demandé au préfet de la Loire et au préfet de la région Rhône-Alpes de réunir les élus.

Selon le vœu présidentiel, cette réunion devra déboucher sur un accord dans un délai de trois mois. Si tel n’était pas le cas, « c’est l’État qui tranchera », affirme Nicolas Sarkozy.

Quant au lancement de l’appel d’offres à concession réclamé par les Ligériens depuis plus de deux ans, avant de le lancer, le président de la République pose une condition : « Il faut que les clés de répartition financière entre les collectivités locales et l’État soient précisées, non pas en euros puisqu’on ne sait pas combien ça coûtera, mais en pourcentage ». Là aussi le président Sarkozy veut connaître d’ici à trois mois la décision de chaque collectivité (conseils généraux de la Loire et du Rhône, conseil régional et Saint-Etienne Métropole). « Une fois que nous connaîtrons ces clés de répartition, nous lancerons l’appel d’offres à concession ».

Quant au coût de l’autoroute, Nicolas Sarkozy a reconnu qu’il ne pouvait pas être connu avant le lancement de l’appel d’offres à concession. Car c’est le concessionnaire qui fixera le prix. D’où une certaine hésitation des collectivités à se prononcer sur un pourcentage avant de connaître le coût réel de cette autoroute.

S’il faudra patienter encore jusqu’à la fin 2011pour le lancement de l’appel d’offres, Nicolas Sarkozy a rappelé que « l’enquête publique a été réalisée et que l’ensemble des recours a été purgé » et le chef de l’État d’en conclure « qu’avant la fin de l’année tout sera décidé et cet équipement se fera ».

En fait ce que le chef de l’État a exposé hier, c’est la confirmation de l’étude supplémentaire demandée par Matignon, en octobre 2010, au conseil général de l’Environnement et du développement durable. Après la parole présidentielle, on peut penser que le délai de trois mois sera respecté. Si ce n’était pas le cas, le sort de l’A 45 serait au mieux renvoyé après l’élection présidentielle. Et la Loire attendrait toujours.

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