Yves Nicolin : « La question du mariage pour tous mérite un référendum »

Article du progrès du 7 Novembre 2012

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C’est aujourd’hui que le projet de loi « visant à ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe » sera présenté en conseil des ministres. Afin d’éviter tout dérapage, comme ce fut le cas lors du débat sur le pacte civil de solidarité (pacs) en 1999, l’UMP, opposé à ce projet, a mis en place un groupe de travail auquel participe Yves Nicolin.

Hier, le député de la cinquième circonscription a profité d’un point presse pour mener campagne contre ce projet « qui dynamite une institution. Car dans notre fondement le mariage est un engagement à fonder une famille, pas la reconnaissance de l’amour entre deux personnes. »

Les personnes favorables au projet de mariage pour tous avancent la notion d’égalité. Que leur répondez-vous ?

Les gens favorables à ce projet de loi militent pour la reconnaissance d’un groupe, pas pour l’égalité. Ou bien alors on va au bout de cette démarche et on permet toutes les unions, et même la polygamie.

L’opinion publique doit également comprendre que le mariage pour tous induit automatiquement le droit à l’adoption. C’est quelque chose qui ouvre une multitude de problèmes sur lequel le gouvernement n’a pas réfléchi.

Quelles sont vos propositions ?

Je ne suis déjà pas certain que ce projet de loi soit la priorité des Français qui ont d’autres chats à fouetter en cette période difficile. Le gouvernement peut donc prendre le temps d’organiser un débat national sur ce sujet qui remet profondément en cause les fondements de notre société. C’est même un sujet qui mérite un référendum.

De notre côté, nous sommes pour aller vers un contrat d’union civile, mais on réfute l’appellation de mariage.

Certains pays ont pourtant déjà franchi le pas en légalisant le mariage pour tous…

Ce sont généralement des pays où le mariage civil n’a que très peu d’importance. Comme en Espagne où c’est surtout l’union religieuse qui est importante.

Et puis ce n’est pas parce que des pays font une bêtise que la France est obligée de faire de même. Quand la gauche a mis en place les 35 heures, personne en Europe n’a commis la même erreur.