Affluence record dans les salles obscures du Grand palais

Article du progrès du 12 Janvier 2012

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Cinéma. À l’instar des salles françaises, le multiplexe roannais affiche une belle santé, avec le désormais incontournable « Intouchables » pour locomotive.

Les Français n’avaient pas autant aimé le « ciné » depuis quarante-cinq ans ! En 2011, plus de 215 millions d’entrées étaient ainsi enregistrées dans les salles obscures du pays. Profitant lui aussi de ce bel engouement, le Grand palais affichait des chiffres réjouissants.

« Nous avons eu 398 500 entrées, soit une hausse de 5 % par rapport à l’année d’avant. C’est très bien, on est dans la lignée de l’évolution du cinéma en France et même au-dessus, car l’augmentation n’est que de 4 % au niveau national », se félicitait le directeur Philippe Baud.

Le multiplexe roannais progresse même largement d’année en année, avec 355 000 entrées pour 2009 et 378 000 en 2010. Bien sûr, la qualité de l’établissement a un rôle à jouer, mais on ne se rue pas au cinéma sans une « tête d’affiche » alléchante. « On sait que septembre est très calme, mais sinon, on peut potentiellement avoir du monde toute l’année. C’est plus un film qu’une période qui attire les gens », souligne le gérant du Grand palais. Et les locomotives n’ont pas manqué. « Le plus gros succès de 2011 est évidemment ‘‘Intouchables’’, qui continue très fort. Ce film fait partie des trois meilleurs depuis notre ouverture, avec ‘‘Bienvenue chez le ch’tis’’ et ‘‘Avatar’’. Dans l’ordre, suivent ‘‘Rien à déclarer’’, ‘‘Harry Potter’’ et ‘‘Tintin’’ ». Un bel exploit du cinéma français, avec deux films classés devant les « bulldozers » hollywoodiens.

En septembre dernier, le Grand palais lançait un nouveau service que le public semble apprécier. « Il est désormais possible d’acheter un billet imprimable sur notre site Internet ou téléchargeable sur smartphone. Cela démarre très bien, avec environ 10 % des ventes », confie Philippe Baud. Avec 30 % des entrées, les places vendues aux comités d’entreprises représentent aussi une part non négligeable, alors que les abonnements peinent à se démocratiser. « On compte environ 400 abonnés par an. Ce n’est pas fabuleux. Ça plaît aux gens, mais pas plus que ça ! ».

Quant à l’avenir… « Il y a encore pas mal de gros films annoncés pour 2012. On va aussi continuer à faire venir acteurs et réalisateurs, à proposer nos ballets et opéras, qui plaisent beaucoup ».