Cinquième grève dans l'éducation nationale en trois semaines

Un désaveu pour le gouvernement selon Michèle Tabarot

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La mobilisation des enseignants ce mardi est un véritable désaveu pour le gouvernement.

Depuis des mois, il expliquait être parvenu à renouer la confiance avec les enseignants. L'entente aura été de très courte durée.

Le gouvernement doit désormais reconnaître ses erreurs.

La réforme des rythmes scolaires, qui manque singulièrement d'ambition, ne satisfait finalement ni les enseignants, ni les parents d'élèves, ni les collectivités locales.

Les enseignants ont également compris que les 60 000 créations de postes promises dans l'Education nationale signifiaient pour eux la fin de toute perspective de véritable revalorisation.

La tentative du Ministre de l'Education nationale d'acheter la paix sociale en promettant une prime et en ouvrant une négociation sur les salaires n'aura donc pas suffit.

Lui qui prétendait il y a peu que l'on ne devenait pas enseignant pour la rémunération s'est trompé. Aujourd'hui, des instituteurs sont aussi en grève pour réclamer une revalorisation, élément déterminant de l'attractivité du métier.

Le gouvernement pensait pouvoir répondre aux difficultés de l'Education nationale simplement en augmentant sans cesse les dépenses. Il comprend aujourd'hui que la tâche est bien plus difficile.


Yves NICOLIN demande au gouvernement de renoncer aux recrutements massifs qui ne changeront rien à la situation de l'éducation nationale et de consacrer les moyens ainsi préservés à la modernisation du statut des enseignants : une meilleure rémunération en contrepartie de nouvelles missions auprès des élèves.