un coup de force politicien et un nouveau matraquage des classes moyennes.

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Allègement de la CSG sur les bas salaires : un coup de force politicien et un nouveau matraquage des classes moyennes.

L’Assemblée nationale a adopté jeudi l’amendement « Ayrault » visant à alléger la contribution sociale généralisée (CSG) pour les bas salaires compris entre 1 et 1,3 SMIC. Yves Nicolin dénonce un coup de force politicien à quelques semaines des régionales et un matraquage supplémentaire des classes moyennes, qui payeront plus pour compenser le manque-à-gagner en matière de recettes.

« On peut légitimement s’interroger sur les raisons de ce cadeau fiscal à quelques semaines des élections régionales. Cette disposition du projet de loi de finances met clairement en danger la soutenabilité de nos finances publiques à moyen terme et témoigne une nouvelle fois des velléités électorales du gouvernement qui ne se préoccupe de l’intérêt général que lorsqu’il concorde avec celui du Parti socialiste.

Ce cadeau fait aux plus modestes ne doit cependant pas les duper : c’est un leurre qui cache une réalité fiscale bien différente, marquée par une augmentation sensible de tous les impôts directs et indirects depuis 2012.

Tous les experts s’accordent à dire que la CSG est le seul impôt vraiment juste et efficace… et la majorité fonce dans l’autre direction avec une pseudo-réforme « plus juste ».

Dans un contexte budgétaire désastreux, cette disposition implique inévitablement une augmentation des taux sur les salaires supérieurs à 1,3 SMIC. Les classes moyennes vont une nouvelle fois payer l’opportunisme politique du gouvernement : ce que la majorité appelle « la progressivité » de la CSG, c’est en fait un énième coup de massue sur la tête des classes moyennes.

J’invite donc le gouvernement à prendre des positions raisonnables et lui rappelle que la situation de nos comptes publics est trop grave pour servir de variable d’ajustement en période électorale. »