La gauche irresponsable

Retraite

image gauche

Le rapport que vient de publier le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) est formel : l'ensemble des régimes de retraite affichera un déficit de près de 20 milliards d'euros en 2017 si aucune mesure n'est prise d'ici là pour le limiter.

Dans ce domaine, la gauche porte une lourde responsabilité :

  • En s'étant systématiquement opposée aux quatre réformes effectuées par la droite en 1993, 2003, 2008 et 2010, réformes pourtant indispensables pour le maintien du régime des retraites par répartition ;
  • En contestant le bien-fondé de toutes les mesures prises à partir des projections effectuées par le COR alors que celles-ci se sont révélées exactes et parfois même en-dessous de la vérité ;
  • En remettant en cause dès son arrivée au pouvoir la réforme de 2010 mise en place de manière courageuse par Nicolas Sarkozy et sa majorité parlementaire.

La gauche est aujourd'hui au pied du mur : contrairement à ses promesses de campagne purement démagogiques, elle va devoir pour la première fois réformer nos régimes de retraite, sous peine de voir les déficits exploser.

Une fois de plus, la gauche va devoir se renier en matière économique et sociale en trahissant celles et ceux qui de bonne foi lui avaient fait confiance en mai dernier. Les prévisions du COR ne laissent aucun autre choix : il va falloir agir pour éviter un grave problème de financement au cours des années qui viennent. Pour rétablir l'équilibre en 2020, il faudrait en effet soit augmenter les prélèvements qui financent les régimes, soit baisser de 5% le rapport entre les pensions et les revenus des actifs ou bien retarder l'âge de départ moyen d'environ 6 mois supplémentaires.

Que choisira la gauche : alourdir encore un peu plus les prélèvements et donc dégrader notre compétitivité ou bien mécontenter sa clientèle électorale et perdre les élections futures ?

C'est la quadrature du cercle qui attend les socialistes qui n'ont pas su dans l'opposition et par manque de courage reconnaître l'impérieuse nécessité des réformes et qui se trouvent aujourd'hui « bien dépourvus ».