François Hollande s'affole et méprise le Parlement

Recours aux ordonnances

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Yves NICOLIN dénonce le recours programmé aux ordonnances par François Hollande.

Recourir aux ordonnances, c'est un aveu d'affolement de la part d'un François Hollande qui est forcé de constater que sa méthode de gouvernement est en échec. Le chômage augmente, les comptes publics dérapent, l'insécurité progresse, son gouvernement va de couac en couac, sa majorité se délite, son Premier ministre est inaudible : François Hollande tente ainsi de reprendre la main sur le cours des évènements qui lui échappent. Recourir aux ordonnances, c'est un aveu de méfiance à l'endroit de sa propre majorité. C'est une volonté évidente de contourner ses propres parlementaires. Il est vrai que sa majorité est divisée et parfois indocile… Il n'y a qu'à voir le nombre de revers essuyés par le gouvernement devant le Sénat de gauche. Pas plus tard qu'aujourd'hui la commission des Lois du Sénat a par exemple adopté un amendement UMP supprimant la création d'un binôme homme-femme pour les élections cantonales, prévu par le projet de loi inique sur les élections locales !

Recourir aux ordonnances, c'est enfin l'aveu d'un mépris choquant pour le Parlement et en particulier pour l'opposition. François Hollande dispose déjà de tous les pouvoirs nationaux et locaux. Il installe subrepticement un Etat PS. Cela ne lui suffit pas, il veut en plus priver l'opposition de toute tribune au Parlement. Cette pratique sectaire et solitaire du pouvoir n'est pas acceptable. Elle est en totale contradiction avec l'engagement 48 du candidat Hollande : « J'augmenterai les pouvoirs d'initiative et de contrôle du Parlement ». sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, nous avions donné plus de pouvoirs au Parlement en général et à l'opposition en particulier. Autres temps, autres mœurs, François Hollande lui décide de contourner le Parlement, l'opposition et même sa majorité.

Le recours aux ordonnances ne changera rien pour notre pays, si ce n'est qu'il risque de délégitimer encore un peu plus un gouvernement que les Français, exaspérés, rejettent, comme François Hollande l'a constaté personnellement à Dijon. Les Français ne veulent pas des ordonnances, ils veulent tout simplement un changement radical de cap politique. C'est ce que nous demanderons solennellement en défendant une motion de censure contre la politique économique du gouvernement, mercredi 20 mars prochain.