Que dit la réforme sur l'orthographe!

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La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux et les hashtag #ReformeDeLortographe et #JeSuisCirconflexe ont connu un succès immédiat. Là-même où l'orthographe est la plus malmenée pour répondre aux exigences de brièveté de Twitter et autre Facebook, il paraît surprenant, mais ce n'en est que plus significatif, d'y trouver de vigoureuses protestations contre la réactivation d'une vieille réforme opportunément oubliée. Il eût fallu d'ailleurs se demander pourquoi elle n'avait jamais été appliquée avant de l'exhumer imprudemment.

Cette question de l'orthographe avait surgi à la dernière rentrée scolaire lorsque la ministre de l'Education nationale, attaquée sur la question de la maîtrise des savoirs fondamentaux, avait affirmé la nécessité d'une dictée quotidienne.

Las, cette réforme de l'orthographe, relancée à la faveur des nouveaux programmes élaborés par le Conseil Supérieur des Programmes et validée à n'en pas douter par le ministère, sème le doute sur la sincérité de l'intérêt réel de la ministre pour la maîtrise de l'orthographe.

De nombreux Français sont ulcérés par cette réforme qui à leurs yeux est une atteinte de plus à leur identité. Le contexte est éruptif : la montée du communautarisme, les attentats contre leur mode de vie, le débat sur ce qui fait ou pas la nationalité échauffent les esprits.

Ajoutons à cela les oppositions qui ont surgi à propos de la réforme du collège vécue comme un renoncement à l'excellence et à l'exigence et cette simplification de l'orthographe prend alors un nouveau sens et corrobore le soupçon de nivellement par le bas.

Finalement le rejet de la simplification de l'orthographe est assez réjouissant en ce qu'il exprime l'attachement profond que les Français, dans leur sagesse, portent à leur langue. On peut juger leur réaction excessive au regard des modifications proposées. Peut-être, mais l'important n'est pas là. L'opinion est un fait.

« La langue de la République est le français » dit la Constitution dans son article 2. Et les Français ne veulent pas de la déchéance de leur langue qui est à leurs yeux un patrimoine sacré.

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