Droit des étrangers : un appel d’air aux migrants et l’assistanat en prime

Projet de Loi

Le projet de loi du ministre de l’Intérieur relatif au « droit des étrangers en France » prévoit de remplacer le Contrat d’Accueil et d’Intégration (CAI) mis en place par Nicolas Sarkozy, d’une durée d’un an, par un « parcours d’accueil et d’intégration », d’une durée pouvant atteindre les cinq ans...

Une « incitation forte à l'intégration: la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle » sera créée et valable jusqu’à quatre ans après un an de séjour. Après cette carte de séjour, l’étranger aura accès à une carte de résident de dix ans. On marche sur la tête ! Au lieu de conditionner l’octroi d’un titre de séjour à l’intégration des étrangers, on dit tout simplement : voici vos papiers, vous vous intégrerez plus tard ! On ne pouvait mieux imaginer d’un appel d’air aussi efficace.

Toutes les études montrent que l’accompagnement de chaque primo-arrivant pendant 5 ans ne correspond à aucun besoin identifié et n’est financièrement pas soutenable. Pire, ce projet de loi prévoit l’installation des étrangers dans l’assistanat le plus vil, au frais d’un Etat en faillite.

La problématique de l’intégration se joue dans un temps plus court et les premiers mois de présence en France sont déterminants. Les bases de l’intégration doivent être posées dès la première année par une exigence forte de la maîtrise du français, de l’apprentissage et du respect des valeurs qui fondent notre République.

Notre politique de l’immigration ne doit pas rester engluée dans une vision socialiste dépassée de notre environnement international qui évolue à la vitesse grand V. Il s’agit de maîtriser fermement nos flux migratoires en conciliant l’efficacité des processus d’intégration sur lesquels nous devons être fermes et exigeants.