L'énième mensonge de François Hollande

"Priorité jeunesse"

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Le candidat Hollande prétendait faire de la jeunesse sa priorité. Le Président Hollande démontre une fois de plus qu'il a pris les jeunes, comme de nombreux Français, pour des imbéciles.

Chacun des axes présentés lors du Comité interministériel de ce jeudi résonne déjà comme une arnaque. La soi-disant "politique cohérente de la jeunesse" annoncée par Madame Fourneyron est un amalgame de gadgets électoralistes, couteux et inutiles quand ils ne sont pas nocifs. Ce n’est même pas une politique. Rien de tout cela ne résoudra les vrais problèmes de l’emploi des jeunes.

  • Faire des jeunes une priorité, ce n'est pas subventionner quelques centaines d'emplois sans lendemain alors que 25% des jeunes sont au chômage !
  • Faire des jeunes une priorité, ce n'est pas embaucher des enseignants supplémentaires en croisant les doigts pour que les résultats de l'Ecole s'améliorent, alors qu'un élève sur 5 ne sait pas ni lire ni écrire correctement !
  • Faire des jeunes une priorité, ce n'est pas créer un contrat de génération qui vient se superposer à tous les dispositifs existants, alors qu'il existe déjà un outil de lien intergénérationnel en entreprise appelé : "apprentissage". Martine Aubry, qui consulte tant les ministres, devrait rappeler au Président qu’elle-même ne croyait pas à cette mesure de pacotilles.

En un mot, faire des jeunes une priorité, ce n'est pas les traiter comme des enfants, mais les responsabiliser comme des adultes. La jeunesse a besoin d'égalité des chances, par la refonte structurelle de l'Ecole. Elle a besoin d'ouverture au marché du travail, par sa libération, par la baisse des charges et des coûts. Elle a besoin de pouvoir innover, par l'encouragement de l'esprit entrepreneurial et l'attraction des investisseurs. Elle a besoin de valeurs et de repères par le refus de la fuite en avant de notre société.

Les jeunes ont besoin qu'on croit en eux et qu'on aide à développer leurs talents, seuls, comme des grands ! Et non comme des assistés d'un Etat qui veut jouer le rôle d'employeur public et d'un Gouvernement qui ne sait plus quoi inventer pour cajoler un électorat qu'il a trompé.