Choc de compétitivité ? Pas pour l'agriculture française

Nos agriculteurs sont tout sauf une priorité pour François HOLLANDE

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A l'heure du rapport Gallois appelant à la diminution des charges patronales, le gouvernement veut faire croire aux Français qu'il a enfin pris conscience de l'importance de renforcer la compétitivité du pays. Je regrette que l'agriculture soit absolument ignorée et laissée-pour-compte dans ce débat.

Ce mardi 6 novembre, alors que le ministre de l'Agriculture essaye de noyer le poisson depuis six mois, la majorité socialiste a enfin été prise la main dans le sac. Au travers de l'article 60 du projet de loi de finance 2013, le Gouvernement souhaite en effet revenir sur les exonérations de charges patronales pour l'emploi de travailleurs saisonniers en agriculture. En clair, voici une nouvelle charge pour les agriculteurs !

Dans des conditions rocambolesques et en tordant le règlement de l'Assemblée nationale, les députés de gauche ont refusé de se soumettre à la demande des députés UMP de ne pas modifier le périmètre de ces exonérations. Nous pensons en effet que les agriculteurs français ont un problème de compétitivité et qu'il serait donc désastreux de les accabler avec de nouvelles charges.

Mais la sentence est tombée : en rabotant les aides indispensables aux employeurs agricoles et en diminuant le budget de l'agriculture jusqu'en 2015, le Gouvernement montre que le redressement productif et la compétitivité ne concerneront pas les paysans.

Les responsables socialistes et écologistes commettent ici une grave erreur, puisque notre agriculture est un fer de lance qui permet à la France de tenir son rang d'excellence sur la scène mondiale. Or si nous voulons qu'elle continue à l'être, nous devons la soutenir, en résolvant notamment la question du coût du travail.

Le signal est clair, nos agriculteurs sont tout sauf une priorité pour François HOLLANDE.