Mortalité sur les routes : le gouvernement doit agir

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Le bilan provisoire de l'accidentalité routière 2015 de l’Observatoire national Interministériel de la sécurité routière a été dévoilé ce jeudi 28 janvier 2016. Si les chiffres définitifs devraient être connus fin mai, le bilan de la sécurité routière en France est inquiétant.

Il faut rappeler que de 2007 à 2012, le nombre de morts sur les routes avait été réduit grâce à la politique volontariste de Nicolas SARKOZY de plus de 25% passant de 4620 à 3445 morts. Dans le même temps, le bilan de François HOLLANDE est bien maigre puisque le nombre de morts est passé de 3268 morts en 2013 à 3464 morts en 2015 soit une hausse de 196 morts.

Si l’on peut cependant se féliciter de la baisse du nombre d’accidents corporels de 3,6% par rapport à 2014, le nombre d’automobilistes tués sur les routes est en explosion passant de 1612 morts en 2014 à 1798 morts en 2015, soit une hausse de 8% en seulement 1 an.

Yves NICOLIN appelle le gouvernement à agir pour assurer la sécurité des Français sur les routes. Les principales causes d’accidents sont connues : alcools et stupéfiants causes de 30% des accidents et vitesse excessive ou inadaptée cause de 32% des accidents.

Alors que le gouvernement prévoyait de contraventionnaliser le défaut de permis de conduire, il est impératif au contraire d’améliorer le ciblage des dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants dont le taux de positivité est actuellement trop bas (2,9% de positifs sur 10,8 millions de dépistages d’alcoolémie en 2014) ce qui indique un ciblage insuffisant.