Vincent Peillon est déjà contraint de constater de l'échec de sa réforme des rythmes scolaires

Monsieur Peillon, n'abandonnez pas les enfants sur les trottoirs de nos écoles !

image gauche

Deux mois seulement après la rentrée des classes, Vincent Peillon est déjà contraint de constater de l'échec de sa réforme des rythmes scolaires. Dernière tentative désespérée : il va modifier les modalités d'une réforme en maternelle qui s'avère en pratique totalement inadaptée. Les enseignants sont perdus, les parents s'interrogent et les enfants qui subissent déjà la réforme sont désorientés. Le ministre de l'Education est désormais face à l'étendue des dégâts et n'a plus d'autre choix que de se mettre – enfin, contraint et forcé - à l'écoute de la communauté éducative.

Alors qu'il aurait été nécessaire de repenser réellement les rythmes d'enseignement, la réforme de Monsieur Peillon, précipitée, se contente de bouleverser les horaires en fermant les écoles plus tôt, laissant ainsi les enfants sans activité adaptée et les communes sans moyen de pallier ces manques. Monsieur Peillon semble avoir pris l'école pour une colonie de vacances : le flou s'est installé sur la frontière entre scolaire et périscolaire. Dans l'urgence et pour éviter de laisser des enfants sur les trottoirs devant les écoles, les communes organisent des garderies, tant bien que mal. Les familles restent, elles, seules face à leurs interrogations et leurs angoisses.

Vincent Peillon a manqué à son devoir d'écoute sur les imperfections de sa réforme. Résultat ? Le ministre de l'Education pousse les enfants hors des écoles ! Les acteurs principaux demandent à se "remettre autour de la table" et menacent de se mettre en grève. La solution est pourtant simple, comme le proposent les députés et les sénateurs UMP : laisser la liberté de choix aux maires après consultation des enseignants et des familles. Monsieur Peillon, n'attendez pas une énième grève pour revenir en arrière !