Deux poids deux mesures dans la répression des manifestations

Manuel Valls doit rendre des comptes

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Halte à la répression à deux vitesses !
Dans la nuit de mardi à mercredi, une cinquantaine de jeunes opposants pacifiques au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe a été interpellée par les forces de l'ordre. Le 15 avril déjà, 67 jeunes opposants pacifiques avaient été placés en garde à vue alors qu'ils installaient des tentes devant l'Assemblée nationale.

Après les violences du Trocadéro, seulement 47 personnes ont été mises en garde à vue. Cette « suréaction » face à des jeunes inoffensifs contraste avec l'impuissance terrible face aux casseurs du Trocadéro qui ont ravagé un quartier, terrorisé les habitants et les touristes, dégradé des biens, gâché une fête populaire et porté atteinte à l'image internationale de Paris et de la France.

Qui peut croire un instant que les « veilleurs » présentent un danger plus grand pour l'ordre public que les casseurs du Trocadéro ? Faut-il rappeler qu'il n'y a pas eu une vitre cassée ni un CRS blessé après les manifestations « monstres » contre le projet d'ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe ?

Ce ne sont pas les forces de l'ordre qui sont en question, mais ceux qui leur donnent des ordres. Le Préfet de Police de Paris et le Ministre de l'Intérieur doivent rendre des comptes. Il est intolérable qu'ils faillissent lorsqu'il s'agit de défendre les citoyens de la violence de véritables voyous, mais qu'ils fassent preuve d'un zèle absurde quand il s'agit de canaliser des manifestants pacifiques dont le seul tort est d'exprimer leur opposition à un projet du gouvernement.

Cette police à deux vitesses entretient un sentiment d'impunité chez les voyous et d'injustice chez les honnêtes citoyens. Elle est dévastatrice pour la confiance dans la force publique.
Le Préfet de Police de Paris doit être limogé pour deux raisons : il a fait preuve d'amateurisme dans la gestion de l'affaire du Trocadéro et son action est plus dictée par des considérations politiques que par le souci de défendre l'intérêt général. Les citoyens exigent une police efficace, pas une police politique.