L'urgence industrielle, c'est maintenant

Les préocuppations de Français c'est pas maintenant!

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Avec l'annonce de François Hollande de vouloir contraindre par une loi les entrepreneurs qui ferment un site rentable à trouver un repreneur, nous atteignons des sommets dans la méconnaissance du fonctionnement actuel de notre économie.

Jamais un gouvernement récent n'est allé aussi loin dans la démagogie économique et dans l'intervention de l'Etat dans la bonne marche des entreprises.

Après la stigmatisation des entrepreneurs, après la menace des nationalisations, après la matraquage fiscal de la loi de finances 2013, voici venu le temps des mesures obsolètes, rappelant les pires moments de l'économie administrée des années soviétiques.

Cette future loi sur la reprise obligatoire des sites rentables est en effet un signal exécrable donné aux investisseurs : comment peut-on à la fois prôner la compétitivité du territoire France et instaurer des mesures aussi coercitives ? La schizophrénie est décidément la maladie la plus répandue à gauche…

En réalité, depuis plusieurs années, la France se vide de ses usines avec comme corollaire un recul de nos exportations, une explosion de notre déficit commercial et une montée du chômage.

Depuis 2012, le rythme de fermeture des sites industriels s'accélère et la vague n'épargne personne : grands groupes comme PME.

La renaissance industrielle de notre pays doit être désormais au cœur de toute politique économique.

Nos concurrents n'attendent pas : l'Allemagne a pris une bonne longueur d'avance, l'Espagne a engagé la baisse de ses coûts salariaux pour devenir plus compétitive.

Il n'y a plus que la France, île du socialisme triomphant à continuer de rêver et à se gargariser de discours creux et contradictoires.

L'urgence industrielle est là : elle devra s'inscrire au cœur du projet de reconquête de l'UMP.