Du mariage pour tous à la PMA pour tous

Le rouleau compresseur avance tranquillement

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Il aura fallu moins de trois mois pour que des sénateurs déposent une proposition de loi pour autoriser la PMA aux personnes de même sexe.
 
Le rouleau compresseur avance tranquillement mais surement. Il est inouï de constater que le gouvernement ne recule devant rien, au mépris du peuple de France qui majoritairement est  opposée à cette révolution sociétale.
Malgré l’engagement du président de s’en remettre à l’avis du Conseil Consultatif National d’Ethique (CCNE), certains sénateurs craignent-ils que la loi n’aille pas assez vite pour répondre à leur revendication ?
 
Et pourtant, les mêmes avaient essayé de nous convaincre que le « mariage pour tous » devait être une réponse aux problèmes des enfants vivant avec deux personnes de même sexe. Nous n’en sommes plus là ! Il s’agit maintenant d’une revendication à une égalité abstraite  pour « faire famille ».
Et ceci au mépris de la loi. En décembre dernier, la Direction générale de la santé, ainsi que l'Ordre national des médecins, ont rappelé qu'un praticien qui conseille une PMA ou une GPA risquait cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.
C’est sidérant !
 
Dans l’exposé des motifs, ces sénateurs inventent un nouveau concept« l’infertilité sociale » et avancent plusieurs arguments.
En premier lieu, ils dissocient procréation et éducation de l’enfant, puis, ils prétendent que l’acte volontaire de se définir « parents » priment sur toute autre considération, notamment biologique, en déclarant au passage, que la filiation biologique est une filiation construite :
 
 « Avec le mariage pour tous, nous avons dépassé un ordre du droit qui se fondait sur une norme sociale majoritaire, un modèle familial ignorant la pluralité des modes de parentalité qui existent. Ce modèle familial, comme tous les autres, ne relève ni de l'évidence ni de la nature. Il n'est qu'une construction sociale. »
Le gender est à l’œuvre !
 
Ainsi, ces sénateurs demandent à la loi de corriger ce que la nature leur dénie. En effet, seul l’homme et la femme peuvent engendrer ensemble. Etre parent, c’est un état (engendrement) avant d’être une fonction (éducation).
 
Ne nous leurrons pas ! Après la PMA pour tous, la prochaine étape sera la « GPA pour tous ». Le corps de la femme sera instrumentalisé pour porter un enfant qui ne sera pas le sien et l’enfant fera l’objet d’un contrat entre une mère porteuse et deux hommes. Ce seront les femmes pauvres des pays pauvres qui seront les nouvelles femmes exploitées. La formule « GPA  encadrée » ne changera rien à ce nouvel esclavage des femmes.
La PMA pour tous et la GPA pour tous deviendront alors une fabrique d’enfants adoptables pour les riches. Car derrière ces biotechniques se cache une industrie très lucrative.
 
Pour le respect de l’enfant et de ses droits à connaître ses origines, pour la dignité de l’homme et de la femme, il est inacceptable de laisser se diffuser cette nouvelle idéologie qui veut faire primer l’égalité abstraite de deux individus sur l’évidente et naturelle altérité des sexes.