Le rapport de la Cour des Comptes dresse un réquisitoire très préoccupant sur l’état des finances de notre pays

Le gouvernement doit entendre la voix de la raison

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Le rapport de la Cour des Comptes sur « la situation et les perspectives des finances publiques » dresse un réquisitoire très préoccupant sur l’état des finances de notre pays et la politique du gouvernement. Il valide surtout les critiques et les propositions formulées depuis 6 mois par l’ensemble des députés de l’UMP dans le cadre des conventions pour notre projet.

Côté constat, la Cour des Comptes regrette que notre pays n’ait pas respecté ses objectifs en 2012 : les dépenses et le déficit publics ont moins baissé que prévu, et ils n’ont baissé qu’à cause de hausses massives d’impôts. Cela est d’autant plus inacceptable que, dans le même temps les pays européens, pourtant plus rudement frappés par la crise, ont réussi à mieux maîtriser leurs finances en augmentant moins les impôts.
Sur l’année 2013, la Cour des Comptes rejoint les critiques émises par les parlementaires de l’UMP, sous la conduite de Gilles Carrez, ce 25 juin. En clair la prévision de croissance du gouvernement pour 2013 est surévaluée de même que les recettes espérées. La Cour prévoit ainsi que le déficit public sera supérieur aux 3,7% annoncés dans le Programme de stabilité transmis à la Commission européenne. Elle anticipe un déficit proche de 4%, à cause de 0,3% de PIB de recettes en moins et des dépenses mal maîtrisées. Il y aura donc bien un dérapage de nos comptes de près d’1 point de PIB, soit 20 milliards d’euros, au regard des 3% de déficit initialement affichés par François Hollande pour 2013. Quand Gilles Carrez a fait cette affirmation, Pierre Moscovici a estimé qu’il était un menteur… Maintenant que la Cour des Comptes conforte ce que l’UMP affirmait, le Ministre des Finances dit-il aussi que Didier Migaud est un menteur ?

Côté prévisions pour la période 2014-2017, la Cour des Comptes tire aussi le signal d’alarme craignant que nos objectifs budgétaires ne soient pas tenus à cause d’hypothèses de croissance du PIB et des recettes trop favorables, ainsi que de programmes d’économie « hypothétiques ». La France serait ainsi un de plus mauvais élèves de l’Union européenne. La Cour appelle à corriger le tir très vite. C’est ce que demandaient instamment les parlementaires de l’opposition. Mais le gouvernement leur a adressé une méprisante fin de non-recevoir.

Côté réformes, la Cour propose de prendre en compte des pistes que nous avions déjà explorées dans nos propositions, comme le relèvement de l’âge de départ à la retraite, ou la réduction du nombre de fonctionnaires ainsi que l’allongement de leur durée de travail. Ironie du sort, ces recommandations interviennent le lendemain de l’annonce de Vincent Peillon de créer 10 000 contrats aidés dans l’Education nationale…

Le gouvernement doit entendre la voix de la raison. A défaut d’écouter l’opposition, qu’il entende la Cour des Comptes. Si nous ne changeons pas immédiatement de politique, la situation de notre pays peut encore dangereusement s’aggraver. L’heure n’est plus aux hausses d’impôts et de dépenses. Il faut en urgence baisser réellement le niveau des dépenses publiques afin de réduire durablement la dette, desserrer l’étau des marchés financiers, et de baisser les impôts pour donner de l’air aux Français et relancer la croissance.