« Le désenchantement c'est maintenant ! »

le candidat Hollande a bercé d'illusions ses propres troupes

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Le peuple de gauche a le moral en berne depuis que François Hollande a été élu Président. Il pourrait s'agir d'un paradoxe tant la victoire socialiste était souhaitée par cet électorat, après 17 ans d'absence à l'Elysée.

Mais, c'est tout le contraire qui se produit depuis le 6 mai : jour après jour, les gros bataillons désertent la gauche tant la déception est grande face à l'incapacité chronique de ce Président et de son Gouvernement :

  • Déception des salariés de l'industrie devant les promesses non tenues en matière économique avec la cohorte des plans sociaux qui se succèdent jour après jour : PSA, Arcelor Mittal, Goodyear, Renault…François Hollande a trompé les salariés en leur laissant espérer de chimériques plans de cessions obligatoires et autres nationalisations : la colère est d'autant plus vive ;
  • Déception du corps enseignant, qui avait mis tous ses espoirs dans un gouvernement de gauche qui leur impose une réforme des rythmes scolaires dont les professeurs et enseignants ne veulent pas ;
  • Déception des gros bataillons de la fonction publique qui ont organisé la première grève depuis le 6 mai car on leur avait promis le beurre et l'argent du beurre : le beurre avec les promesses de recrutement massif notamment dans l'Education Nationale ; l'argent du beurre avec l'oreille attentive tendue par le candidat Hollande aux revendications salariales.


En réalité, le candidat Hollande a bercé d'illusions ses propres troupes. La sanction électorale n'en sera que plus violente. Elle devrait intervenir dès les municipales de 2014 qui verra la réédition de la vague bleue de 1983.

Mitterrandisme et Hollandisme : mêmes promesses non tenues ; mêmes illusions lyriques ; mêmes sanctions.