La vérité éclate au grand jour

Il n'y a plus ni majorité ni gouvernement

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Les conditions dans lesquelles le Président de la République a réuni dans la précipitation la plus totale un conseil des ministres extraordinaire illustrent une nouvelle fois la très grande fébrilité et l'extrême fragilité de la majorité socialiste.

Les Français voient ce qu'il reste des appels à l'unité nationale de l'exécutif qui n'arrive pas à unir sa propre majorité. A la demande de François Hollande, le Gouvernement de Manuel Valls va engager sa responsabilité pour tenter de faire passer en force, contre sa propre majorité parlementaire, le projet de loi dit Macron.

Le Gouvernement en est réduit à l'usage du 49-3 pour faire voter un texte vide de toute réforme économique réelle. Il démontre qu'il n'est pas en capacité de faire les changements structurels rendus nécessaires par la progression ininterrompue du chômage.

C'est donc un échec personnel pour le Premier ministre et un désaveu pour l'actuelle majorité présidentielle.

Durant les cinq années du quinquennat de Nicolas Sarkozy, jamais la procédure du 49-3 n'avait été retenue.

Face à la crise économique qui frappe notre pays, à la montée du chômage et aux attentes très fortes de sécurité et de protection contre la menace terroriste, les Français attendent du Gouvernement autre chose que ces divisions politiciennes internes à la gauche, prémices du prochain congrès du parti socialiste.

Scrutin après scrutin, les Français désavouent et sanctionnent la politique du Gouvernement socialiste. Le groupe UMP de l'Assemblée nationale a pris ses responsabilités en déposant une motion de censure.

La vérité éclate au grand jour : il n'y a plus ni majorité ni gouvernement.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
 
 
 
Yves NICOLIN, Député de la Loire, vient de vivre un moment particulier à l’Assemblée Nationale avec le recours « en catastrophe » à l’article 49-3 par Manuel VALLS. N’ayant pas de majorité pour faire adopter le projet de loi MACRON, qui se voulait pourtant un axe fort du mandat de l’actuel Président de la République, le Premier Ministre a souhaité passer en force en utilisant cet artifice constitutionnel, qualifié en 2006 par François HOLLANDE de « brutalité, de déni de la démocratie et de manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire ». Ce gouvernement qui a perdu depuis longtemps la confiance des Français et de ses alliés du début, vient aujourd’hui de perdre celle de ses amis députés socialistes. Avec pourtant 100 députés de plus que l’opposition, le gouvernement n’a pas réussi à faire adopter ce texte. Il doit prendre toute la mesure de cette sanction et en tirer toutes les conséquences. Le Député de Roanne sera bien évidemment dans l’hémicycle jeudi pour soutenir la motion de censure déposée par les groupes UMP et UDI à l’Assemblée Nationale.
 
 
 
 
                                                                                              Yves NICOLIN