François Hollande hué lors de sa visite à La Courneuve

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Comme lors de sa venue à Roanne en 2013, le président de la République, entouré d'un imposant dispositif de sécurité, a été hué lors de son arrivée à La Courneuve. Il était pourtant venu annoncer la création de l'agence nationale pour le développement économique.

Plus qu'une image désolante pour la fonction qu'il serait censé incarner, cette arrivée sous les huées est la marque indélébile du mensonge de la campagne de 2012 qu'il incarne, en particulier dans les quartiers populaires et qui est à l'origine du discrédit de la parole présidentielle.

Il faut rappeler qu'aujourd'hui sur un département comme la Seine-Saint-Denis, qui avait pourtant majoritairement voté pour lui à la dernière élection présidentielle, 21 villes sur 40 sont maintenant dirigées par des maires qui appellent de leur vœu l'alternance.

Alors que tous les voyants sont au rouge, que le chômage et l'insécurité sont au plus haut, qu'une menace terroriste se précise chaque jour un peu plus, François Hollande se contente de faire ouvertement campagne avec Manuel Valls pour sauver le soldat Bartolone.

Rappelons aussi que l'ouverture de cette agence nationale du développement économique n'est qu'un changement de façade pour l'ancienne Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale (DATAR) aujourd'hui Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET). Force est de constater que les Français ne sont plus dupes, et le seront encore moins lors des prochaines élections régionales, et ce même si l'appareil d'Etat tout entier est mis au service des candidats du gouvernement.