Compétitivité : le rapport qui fait pschitt !

Enterrement de première classe sans fleurs ni couronnes

image gauche

Attendu comme l'Oracle de Delphes, le rapport Gallois est déjà enterré 24 heures seulement après sa parution. Cette conclusion était prévisible tant le tir de barrage du gouvernement et de la gauche extrême a été particulièrement fort contre ce rapport. Il ne pouvait en être autrement dans la mesure où François Hollande lui-même a nié pendant toute sa campagne la nécessité d'un »choc » de compétitivité pour l'économie française.

Le constat et les préconisations du rapport Gallois sont pourtant particulièrement clairs : la compétitivité française n'a cessé de se dégrader par rapport à celle de ses concurrents. Le rattrapage est donc impératif et doit s'accomplir en 2 ans.

Ces conclusions sont inacceptables pour la Gauche tant elles remettent en cause ses certitudes archaïques ; tant elles remettent en cause ses décisions comme les 35 heures ; tant elles remettent en cause un modèle de développement économique fondé sur la consommation intérieure financée à crédit. Nous assistons donc à un véritable enterrement de première classe sans fleurs ni couronnes :

  • en programmant une baisse de 20 milliards d'euros de l'impôt sur les sociétés en 3 ans, le gouvernement a choisi la mauvaise formule car ce qui pèse sur les entreprises c'est le coût du travail en amont des résultats ;
  • en augmentant la TVA, le Gouvernement se parjure puisqu'il avait annulé celle prévue précédemment et qui permettait un allègement des charges sur les entreprises de 13,6 milliards d'euros dès 2012 ;
  • en annonçant une baisse des dépenses publiques de 10 milliards d'euros supplémentaires pour financer cette mesure, il apparaît peu crédible lui qui a eu les pires difficultés à le faire dans le budget 2013 ;
  • enfin, en renonçant à une expérimentation sur l'exploitation des gaz de schistes, le Gouvernement abandonne l'indépendance énergétique future de la France, qui possède, pourtant en Europe les réserves les plus importantes dans ce domaine.

Une fois de plus, François Hollande a fait preuve d'indécision et de pusillanimité. Encore quelques mois, et c'est l'économie française dans sa totalité qui fera « pschitt ».