La fuite en avant !

Dépenses publiques

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François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont des dirigeants formidables !

Après nous avoir juré la main sur le cœur que le déficit budgétaire serait, « quoiqu'il arrive » limité à 3% du PIB en 2013, il ne se passe pas un jour sans l'annonce d'une nouvelle dépense non financée :

  • Ce fut tout d'abord le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) qui devait être financé dès 2013 par 10 milliards d'économies. A ce jour, aucune économie n'est connue ;
  • Ce fut ensuite l'annonce du recrutement de 43 000 professeurs et enseignants supplémentaires par Vincent Peillon. Or, le budget de l'Education Nationale pour 2013 ne prévoit absolument pas ces dépenses nouvelles : s'agit t'il d'une fausse promesse ou va t'on faire porter ces recrutements en dépenses nouvelles, aggravant d'autant le déficit ?
  • Ce fut également l'annonce du contrat de génération, censé résoudre le chômage massif que connaît notre pays. Une enveloppe de 200 millions devra être trouvée en 2013 au sein du budget de l'Etat déjà gelé en valeur. Ou trouver ces économies ? Nous n'avons à l'heure actuelle pas le début d'une réponse.
  • Ce fut enfin l'annonce récente d'une hausse du RSA lors de la conférence sur la pauvreté. L'ensemble des mesures annoncées lors de cette conférence s'élève à plus de deux 2 milliards d'euros : elles sont également non financées.

Au total la note de ces annonces démagogiques dépassera 15 milliards d'euros en année pleine. Connaissant le goût des socialistes pour les prélèvements obligatoires, il y a fort à parier que ce sont de nouveaux impôts qui financeront ces mesures électoralistes.

Que les socialistes prennent garde : à multiplier les dépenses non financées, ils jouent avec la crédibilité internationale de notre pays et avec son avenir immédiat.