Baisses des naissances et de l'espérance de vie : 2015, l'annus horribilis pour les Français !

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L'INSEE vient de publier le bilan démographique définitif pour 2015 et celui-ci est particulièrement morose, à l'image du moral des Français.

En effet, en novembre dernier, la Déléguée des Républicains à la Famille, Madame Catherine TROENDLE, s'inquiétait déjà des chiffres provisoires montrant une baisse du nombre de naissances (pour les 9 premiers mois de l'année) par rapport à l'année précédente, sur cette même période. Ainsi, les naissances n'ont même jamais été aussi peu nombreuses, depuis 1999 !

Les chiffres définitifs montrent une baisse de 2,3% des naissances par rapport à 2014, soit 19.000 naissances en moins.

Cette diminution, que certains expliquent par la baisse du nombre de femmes en âge de procréer, s'accompagne d'un recul de la fécondité, pour 2015, avec 1,96 enfant par femme en âge de procréer, contre 2 en 2014. Ce chiffre est inquiétant !

Pour la première fois depuis fort longtemps, le nombre d'enfants par femme en âge de procréer passe en dessous du seuil symbolique de deux, soit le seuil de renouvellement.

Comment expliquer cette baisse pour le moins inquiétante, si ce n'est par une perte de confiance des couples en âge de procréer (et le souhaitant) dans les politiques publiques et plus particulièrement dans celles familiales.

En effet, la natalité pour les couples est avant tout un signe de confiance en l'avenir. Les couples éprouvent le besoin d'avoir de bonnes perspectives d'emploi, de finances, de logement et de garde afin d'envisager sereinement d'avoir des enfants en plus grand nombre.

Or, depuis 2012, le gouvernement socialiste méprise les familles ! Cela s'est vu au fil des politiques familiales mises en place par celui-ci depuis lors.

Preuve en est, l'entrée en vigueur, en juillet dernier, de la réforme des allocations familiales, conditionnées aux revenus. Ainsi, concrètement, les familles gagnant plus de 6000 euros par mois voient à présent leurs allocations divisées par deux, et ceci après une longue série d'attaques contre les familles, avec notamment :

- les deux coups de rabot du quotient familial,
- la fiscalisation de la majoration de pension pour retraités parents de familles nombreuses,
- la division par deux (à partir du deuxième enfant) de la prime de naissance (pour les parents gagnant plus de 4291 euros par mois),
- la baisse du complément de mode de garde,
- et aussi la diminution de la durée du congé parental.

Autre marqueur inquiétant, que révèlent les chiffres de l'INSEE, celui de la baisse de l'espérance de vie des Français, de 0,3 an pour les hommes et de 0,4 an pour les femmes, pour s'établir respectivement à 78,9 ans et 85 ans. Ce chiffre diminue pour la première fois depuis 1969 et globalement, le nombre de décès est au plus haut depuis l'après-guerre !

Pour la Déléguée générale, ces chiffres désastreux sont le signe d'une diminution de la qualité de vie des Français, tant en termes de santé (notamment des plus fragiles, comme les aînés) que de choix de vie (au regard du nombre d'enfants qu'ils souhaiteraient avoir).

Le gouvernement devrait prendre conscience que ses décisions ont aujourd'hui des conséquences dommageables sur les Français.

Une autre politique sociale et familiale s'impose !

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