Yves NICOLIN demande à François Hollande de clarifier ses propos sans délai

Amnistie sociale

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Le vote à l'Assemblée nationale d'une motion PS de renvoi en Commission est un enterrement de première classe pour la proposition de loi d'amnistie sociale. C'est aussi une grande victoire de l'opposition qui a fait reculer le gouvernement et la majorité.

Quel revirement quand on se souvient des propos de Madame Taubira au Sénat. Elle avait osé saluer «un acte de très grande qualité et de justice, un acte qui honore la République» précisant aussi que Le Gouvernement était «heureux d'y avoir été associé».

L'UMP a pleinement tenu son rôle en alertant les Français sur ce texte inique. Notre action a contraint le Chef de l'Etat à prendre finalement position contre cette proposition de loi irresponsable et dangereuse.

Malheureusement, les propos du Président de la République sèment le trouble sur ses intentions réelles.

Aussi,Yves NICOLIN  demande à François Hollande d'expliquer sans délai ce qu'il a voulu dire lors de sa conférence de presse quand il a affirmé être hostile aux amnisties mais prêts à étudier des «cas exceptionnels» ?

A-t-il passé un accord avec le Front de Gauche et les Verts pour apaiser leur courroux face au rejet de ce texte dont ils ont fait un casus-belli ? Son propos plus que suspect laisse penser qu'il s'est déjà engagé à consentir des grâces individuelles sur une liste d'amis que Monsieur Mélenchon lui a présentée.

Si tel est le cas, ce serait extrêmement grave. Le Président court-circuiterait le Parlement et la Justice pour ne pas fâcher son exigeant allié.