Yves Nicolin

Discours du Député Yves NICOLIN lors de ses voeux du 25 Janvier 2012

Voeux 2012

image gauche

 

Yves Nicolin

Député de la Loire

Roanne le 25 Janvier 2012

 

 

Mesdames, Messieurs, chers Amis

 

Chers amis, roannais, merci très sincèrement et très chaleureusement de votre présence.

 

 

Ce soir est pour moi, comme pour vous j’en suis sur, très important pour au moins 2 belles raisons :

La première  belle raison,  c’est votre exceptionnelle, votre extraordinaire mobilisation.

Votre présence si nombreuse me touche.

Elle me touche (sincèrement) profondément, elle me touche personnellement.

Cette exceptionnelle mobilisation, elle m’encourage et dans quelques semaines, du courage il en faudra.

Aussi je veux vous dire avant tout, que vous pouvez vraiment compter sur moi pour me battre.

Me battre pour vous tous, me battre pour chacun d’entre vous, me battre pour le Roannais, ses entreprises, ses emplois, ses habitants.

Etre élu d’un territoire, c’est en être le premier défenseur.

Et je peux vous dire que je suis fier d’être roannais et de défendre le Roannais.

Le rôle premier d’un homme politique, c’est de défendre ses convictions et pour les défendre, il faut engager un combat.

Peut être le plus beau des combats.

Et si certains s’engagent pour d’autres raisons que la défense et la mise en œuvre de leurs convictions, libre à eux.

Moi, je suis fier de mes convictions et n’ai pas honte de m’affirmer comme un homme de droite, une droite humaniste qui privilégie l’engagement, la responsabilité et l’entreprise et de l’individu.

Dans les semaines, les mois et les années qui viennent, je veux continuer à me battre  pour notre territoire roannais, pour qu’il retrouve la place qu’il a perdue et qu’il reprenne le chemin de la prospérité et du développement.

Mais je veux aussi et surtout me battre pour les roannais, pour qu’ils entreprennent, économiquement bien sur, mais aussi associativement, socialement.

Bref, je veux que les roannais ne renoncent pas parce que sur ce territoire, je suis convaincu que l’on peut bâtir de grandes choses et que le discours de l’assistanat permanent n’a que trop duré.

Pour mener ce combat, j’aurai, le moment venu, besoin de vous  autour de moi pour m’aider.

Aussi, la mobilisation de ce soir m’encourage.

Près de 3.200.

3.187 à avoir répondu à mon invitation.

Encore plus nombreux qu’en 2011 où nous avions déjà atteints des sommets en dépassant les 3.000.

Bien plus qu’en 2010, qui fut la première édition de ce rendez vous annuel.

Car, lorsqu’en 2009, avec mon équipe j’ai lancé l’idée de créer un petit évènement à l’occasion de la nouvelle année, je souhaitais rassembler mes amis, mes soutiens,  celles et ceux qui me suivent depuis quelques mois ou depuis le début de mon action politique.

Mais je ne pensais pas que ces amis, ces soutiens seraient aussi nombreux.

Le succès fut au rendez vous et il l’est encore plus ce soir, veille d’élections qui vont engager notre pays.

Alors, je ne sais pas si c’est un signe, mais en tous cas cela encourage davantage que cela ne décourage.

Oui la politique intéresse !

N’en déplaise aux commentateurs qui ne manquent pas pour expliquer à longueur de temps que la politique n’intéresse personne.

La seconde belle raison de ma satisfaction ce soir, c’est que nous sommes les seuls sur le plan politique à remplir le Scarabée.

Vous le savez, ce Scarabée, je l’ai voulu, je l’ai fait construire parce que j’étais, nous étions, avec mon équipe, convaincus que c’était un outil de développement économique qui manquait depuis trop longtemps au Roannais.

Trop longtemps promis pas la gauche (campagnes municipales de 1977, 1983, 1989, 1995) sans jamais l’avoir réalisé,

Critiqué par ceux qui sont venus l’inaugurer en jouant des coudes pour être sur la photo alors que lorsqu’ils étaient dans l’opposition les mêmes disaient à qui voulait l’entendre que cela ne marcherait jamais à Roanne.

Aussi, avec le bilan de cet outil et avec le recul, je crois sincèrement que nous avions vu juste.

Nous avons été courageux, entreprenants et optimistes car nous croyions en l’avenir de notre région.

Ce soir est aussi un soir exceptionnel pour toute mon équipe de collaborateurs, de bénévoles qui s’investissent régulièrement à mes côtés et pour tous ceux qui ont permis la réussite de cette soirée.

Avant de vous parler de l’avenir, de vous parler de 2012, permettez moi de revenir sur cette année 2011.

Quelle année de fièvre !

Oui, 2011 fut une année de fièvre, où les mauvaises nouvelles pour notre économie, n’ont eu de cesse de s’additionner.

Et si certains croient qu’il s’agit d’aligner des propositions hors d’âge pour inverser le cours des choses, sachez que non seulement ils se trompent mais plus grave, ils trompent délibérément les français.

Gouverner une nation comme la notre au milieu d’une tempête qui secoue tous les continents nécessite plus que de la hauteur de vue.

Cela nécessite expérience, sang froid et une véritable stature internationale.

2012 sera à coup sur une année particulièrement difficile où il faudra là encore, non pas naviguer à vue mais tenir fermement la barre.

C’est justement lorsque nous sommes face au vent dans la tempête que nous avons besoin d’hommes ou de femmes politiques de sang froid capables de diriger et ne pas faiblir dès la première vague venue….

Alors bien sur, on ne peut pas plaire à tout le monde, et on peut reprocher à un dirigeant des erreurs d’images, des comportements critiquables.

Mais si ce dirigeant avait faibli, si ce dirigeant avait cédé à la facilité, à la pression de la rue, aux corporatismes divers, où la France en serait elle aujourd’hui ?

Regardez autour de nous des pays qui nous sont proches et qui ont du payer le prix fort d’une crise telle que nous n’en avions pas rencontrée depuis la dernière guerre.

Comparez le destin de peuples comme les Grecs, Espagnols, Italiens, Irlandais.

Aurions nous accepté les baisses de pensions de retraites, les licenciements de fonctionnaires, les baisses de salaires, les suppressions de congés, les hausses massives d’impôts ou de taxes ?

Oui notre pays a eu la chance d’avoir des dirigeants courageux, déterminés qui ont su avec les allemands conduire l’Europe sur des chemins moins difficiles et protéger leurs peuples.

Vous le savez chaque semaine à Paris, il m’est donné la possibilité de côtoyer et de travailler avec nos gouvernants.

Et bien je peux vous dire que je ne les envie pas tous les jours.

Je les admire pour leur courage, je les admire pour leur sang froid.

Je les admire parce qu’ils nous ont permis jusqu’à ce jour d’éviter à nos compatriotes des jours douloureux, voire violents.

Oh bien sur, tout n’a pas marché comme nous l’espérions.

Nous avons été élu en 2007 avec des perspectives de croissances fortes et le chômage ne cessait à l’époque de baisser.

Qui aurait prédit l’ampleur de cette crise, que dis-je, de cette tempête ?

Et puis cette crise américaine des supprimes s’est abattue, déréglant les marchés financiers et jetant à la rue des millions de salariés.

Des millions d’américains y ont perdu leur maison.

En France tel ne fut pas le cas, faut-il le rappeler.

Puis ce fut la crise économique, puis sociale.

Et si dans notre pays nous avons subi une forte poussée du chômage, elle n’a rien à voire avec celle de nombreux de nos voisins européens.

Oui, nous avons été davantage protégés en comparaison à certains pays où le taux de chômage frôle ou dépasse les 20 %.

Enfin, en 2011, comme pour finir, les Etats qui s’étaient endettés pour relancer la machine économique, accumulant une dette démesurée, se sont trouvés face à cette crise de la dette qui a failli emporter toutes les économies d’Europe.

Je vous le dis, nous sommes passés en France à côté d’une catastrophe sociale inédite.

Et sans les décisions courageuses prises alors que la France présidait le G 20 et le G8, notre pays serait sans doute au niveau de la Grèce.

Sans les mesures prises par notre gouvernement, nous serions peut être dans le marasme que connaissent les Grecs, les Espagnols ou les Italiens.

Alors vous comprendrez que je ne veux pas que ceux qui souhaitent nous imposer en juin prochain les recettes de 1981 ou de 1997 à peine relookées, entrainent notre nation sur des chemins qui sont peut être séduisants mais qui ne nous mèneraient qu’au déclin, alors que nous tentons pas à pas de remonter la pente.

Pour cela, notre pays doit changer, il doit redevenir vertueux.

Notre pays doit retrouver un niveau de dépenses compatibles avec ses moyens.

Pour cela il faudra des dirigeants responsables, vertueux et courageux.

Ré-enchanter le rêve est bien beau mais nous ne vivons pas dans un rêve.

On ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé alors que l’Europe vient de vivre ses moments les plus sombres depuis la Libération.

La réalité que vivent trop de nos concitoyens ne peut donner lieu au rêve.

Nous réinventer le rêve socialiste de 1981 en 2012 est absurde.

Faire ce que les Allemands ont faits avec courage il y dix ans est la seule voie possible.

Savez vous que les portugais viennent de demander à tous les salariés du pays de travailler ½ h de plus chaque jour sans augmentation de salaire ? Sont ils pour autant plus malheureux que nous ?

Certainement pas.

Pendant ce temps là Madame Joly prône les 32h !

Aussi je vous le dis solennellement, les recettes du passé concoctées par la première secrétaire du PS ne peuvent nous permettre de retrouver le chemin de la croissance.

Comment 300.000 emplois jeunes sans débouchés peuvent ils permettre à notre jeunesse de croire sérieusement en l’avenir ?

Comment penser franchement que le retour à la retraite à 60 ans puisse être crédible, à contre courant de ce que font tous nos partenaires ?

Comment faire croire que la suppression des exonérations sur les petites successions, ou la suppression des heures supplémentaires défiscalisées qui bénéficient à 8 millions d’ouvriers sont des mesures de riches  et que les supprimer permettra de financer le programme dépassé d’un candidat du passé ?

Comment justifier cette annonce de vrais-faux recrutement de 60.000 postes dans l’EN alors que notre pays souffre d’avoir créé entre 1980 et 2007 1 million d’emplois de plus dans la fonction publique sans améliorer le service public ?

Pourquoi en ces périodes où nous devons lutter contre l’immigration clandestine, oser proposer des régularisations massives et le vote des étrangers aux élections si ce n’est pour s’attirer un vote communautaire et attiser les extrêmes ?

Pourquoi remettre en cause le quotient familial, socle de notre politique familiale depuis 1945 et soutenu par toutes les majorités successives, si ce n’est dans l’objectif de s’attaquer aux classes moyennes si sollicitées ?

Sans compter que lorsque l’on écoute Monsieur Hollande dire qu’il mettra en place une vraie justice fiscale et qu’en début de meeting un certain Yannick Noah qui doit près de 600.000 € au fisc est mis en vedette, on peut légitimement s’inquiéter du sens que certains donnent aux mots justice fiscale.

A ce jour, nombreux sont les politiques, les journalistes et surement des millions de français qui passent leur temps à critiquer nos dirigeants en nous expliquant qu’à leur place, ils feraient certainement autrement, certainement mieux.

Mais quelle expérience ont ils, ces Mélenchon, Joly, Duflot et consorts alliés au candidat du PS ?

Quelle crédibilité est la leur alors qu’ils ne se basent que sur des idéologies dont ils ne veulent à aucun prix se départir ?

Que penser des propositions des Verts validées et reprises par l’accord PS-Verts telles que :

- fermeture de plusieurs dizaines de réacteurs nucléaires contre quelques dizaines de circonscriptions,

- semaine de 32 h alors que nous ne cessons de payer le prix des 35h de Mme Aubry

- annulation du défilé militaire du 14 juillet, comme si c’était la priorité de nos concitoyens

- Instauration d’un jour férié pour chaque religion, niant les traditions chrétiennes de notre pays

- retrait du droit de véto de la France à l’ONU

Mesdames et Messieurs, je vous le dis avec sincérité et gravité, je suis inquiet de ce programme catastrophique pour le redressement de notre pays.

Je suis inquiet parce que je sais que nos compatriotes souffrent et pourraient être tentés par des propositions qui peuvent paraître séduisantes ou apaisantes.

Mais ne nous y trompons pas le poison peut avoir bon gout au palais et pourtant se révéler mortel.

Mais une fois bu, il est trop tard.

Vous l’aurez compris, cette année électorale va nécessiter d’examiner les propositions des candidats à la loupe afin de ne pas se tromper. Cette élection va demander que chacun mette un bulletin dans l’urne le 22 avril et le 6 juin avec grande réflexion.

Pour cette élection présidentielle, je ne m’engagerai pas sur des pronostics ou des prévisions, qui n’ont d’ailleurs que peu d’intérêt.

Je suis par contre certain d’une seule chose :

A chaque élection présidentielle, tous ceux qui étaient favoris en Février ont été battus en mai.

Aussi, j’invite les commentateurs à la prudence et certains élus à ne pas trop vite se répartir les postes ministériels, ou la future présidence de l’Assemblée Nationale (suivez mon regard en direction du Poitou)….

Rien n’est joué d’avance et la campagne n’a même pas commencée.

Depuis dimanche, certains nous disent pourtant que François Hollande a réalisé un exploit en réunissant une dizaine de milliers de personnes lors de son premier meeting au Bourget.

Bien que les médias aient un comptage différent on s’aperçoit que soit ils sont fâchés avec les mathématiques, soit qu’ils manquent de sens de l’observation.

Il faut savoir que 8.000 sièges ont été installés au Bourget.

Il y avait certainement des gens debout.

Mais que TF1 annonce 25.000, et au même moment France 2 : 15.000 puis que d’autres chiffrent à 10.000, on remarque que l’écart est important.

Dois-je rappeler qu’en 2007, à la Porte de Versailles, (j’y étais), le 14 décembre 2006, le candidat de l’UMP avait rassemblé 98.000 personnes (bracelets individuels distribués) ?

Il me paraît tout à fait normal qu’un candidat à une présidentielle, favori de surcroit rassemble du monde.

L’inverse serait inquiétant.

Mais de là à en faire un événement qui re-boosterait une campagne, je pense qu’il y a un pas que les médias ne devraient pas franchir, sauf à perdre encore en crédibilité.

Entre nous, si Yves Nicolin, qui je vous rassure n’est pas candidat à la présidentielle - et pas encore aux législatives - peut, preuve à l’appui, rassembler à Roanne 3.000 personnes, heureusement que François Hollande peut rassembler 15 ou 20.000 personnes…..

Pour revenir sur un terrain plus local, je voudrais évoquer notre ville de Roanne, dont l’avenir m’inquiète.

N’avez vous pas remarqué que certains ont  vite déchanté après le temps des promesses et de la séduction à la suite des dernières municipales à Roanne ?

Ils nous le disent chaque jour.

Et chaque jour plus nombreux sont ceux qui regrettent de s’être laissé prendre dans le miroir aux promesses non tenues.

Ceux qui me connaissent bien, savent que je ne suis pas un homme de fausses promesses.

Je ne suis même pas un homme de promesse tout court.

Je préfère être un homme de parole.

Je préfère l’action aux réunions stériles, le courage à la facilité, la franchise aux combines d’alliances  dangereuses, mais surtout, je préfère trouver des solutions plutôt que de créer des blocages.

En m’exprimant devant vous ce soir je veux vous dire que si notre pays est pris dans une tourmente économique, sociale et financière, inquiétante, nous pouvons en sortir plus unis et plus forts, à la seule condition de faire le choix du courage et de l’expérience.

Cela est aussi vrai pour notre territoire roannais.

Pour notre Roannais, je suis à la fois optimiste et pessimiste.

Je suis optimiste car 2012 verra le bout du tunnel de l’enclavement.

A la fin de cette année, notre arrondissement sera enfin, après 30 ans d’attentes et de combats relié à la capitale régionale.

Mais cela ne s’est pas fait tout seul et je tiens à le dire ici publiquement :

Nous ne devrons qu’à des gouvernements et des élus de droite cet équipement qui doit repositionner Roanne sur la carte des villes desservies par une autoroute.

Si je dis cela c’est à dessin car si certains ont la mémoire courte et se réjouissent de leur alliance avec les Verts, ils ne doivent pas oublier que c’est Madame Voynet, Ministre de Monsieur Jospin qui enterra l’A89 de 1997 à 2002.

Et il a fallu l’opiniâtreté de Pascal Clément, Lucien Deveaux et moi même pour obtenir que Jean Pierre Raffarin nous permette de relancer ce projet vital pour notre territoire.

Merci aux Verts et à leurs alliés de toujours pour avoir par idéologie anti route fait perdre 5 années et des milliers d’emplois au Roannais.

Aujourd’hui, à la veille de son ouverture (12-12-12) l’autoroute porte déjà ses premiers fruits grâce à de récentes implantations industrielles à  Saint Symphorien de Lay ou Balbigny,

Je suis optimiste avec les premières augmentations de population sur l’arrondissement et en particulier à Roanne grâce, non pas à la nouvelle équipe municipale, qui aurait obtenu en à peine 3 ans ces résultats avec sa politique mais plutôt à la Prison dont l’opposition d’alors ne voulait pas et aux implantations d’entreprises que nous avons réussies.

En 2008, grâce à la dynamique des projets engagés, à l’énergie déployée pour aller chercher des nouvelles entreprises ou administrations ou porter leur développement comme, Caloriver, Deltalyo, Steria, Escat, Valentin, Maxel Invest, LPC, Gimaex, Transcom aujourd’hui B2S, Laser Contact, Mercedes, CSC etc…., nous avions su redynamiser notre territoire.

Avec un taux de chômage historiquement tombé vers 7%, nous étions sur le point de gagner la bataille de l’emploi.

Je suis optimiste car la encore grâce à un gouvernement de droite, celui de François Fillon, le Roannais est tout proche de décrocher le TGV.

Alors bien sur c’est l’union sacrée, sauf avec les Verts, qui une fois encore veulent sacrifier l’avenir de notre région.

Bien sur Madame le Maire en fait des tonnes pour tenter de faire croire aux roannais, que ce sera grâce à elle.

Photos dans le journal, affiches 4X3, présence aux réunions publiques, tractages jusqu’à Saint Etienne.

Tous ces efforts sont louables mais non déterminants, car les décisions se prennent ailleurs.

Elles se prennent au gouvernement, à la SNCF, à RFF, bref chez les financeurs.

C’est là qu’il faut être, et c’est là qu’il faut peser.

Oui à l’agitation locale mais le plus important est de défendre le projet à Paris car c’est Paris qui prendra la décision.

En tous cas, l’expérience qui est la mienne me fait dire que ces contacts parisiens seront certainement plus utiles et déterminants que quelques pin’s au revers des vestes de nos élus locaux.

Nous ne devons pas rater ce rendez vous avec l’histoire, mais la encore quel avenir pour ce projet si les Verts venaient à rentrer dans un futur gouvernement de gauche ?

A coté de ces raisons d’optimisme, je suis aussi pessimiste pour notre ville et notre agglomération.

Sur le plan de l’évolution de notre ville, depuis bientôt 4 ans que s’est il passé ?

Nous vivons au ralenti avec une quirielle de promesses non tenues, de gestions de chantiers irréalistes, de décisions personnelles et entêtees.

La rénovation des rues piétonnes fut gérée de façon brouillonne et c’est mentir que de dire que ce projet fut mené dans la concertation.

Il est par ailleurs regrettable que le résultat esthétique soit  malheureusement bien fade au regard du centre ancien.

A côté de cela, nous devons faire face à un plan de circulation et de stationnement dangereux et inadapté à notre Ville.

Quant au projet Cœur de Cité et la place des Promenades il nous démontre chaque jour que non seulement ce projet est inadapté, mal conduit, mais qu’il porte en lui le germe d’un déclin pour de nombreux commerces.

Vouloir délibérément exclure la voiture du centre ville est un non sens économique grave.

A ce propos, je voudrais apporter publiquement mon soutien aux commerçants de la rue Alsace Lorraine et de la place des Promenades qui se battent pour obtenir un minimum de capacité de stationnement et tout particulièrement à ceux qui face au mur d’incompréhension qu’ils rencontrent avec Madame le Maire n’ont plus eu d’autre choix qu’une action ultime voire désespérée.

Je ne défends jamais les grèves de la faim mais la, je la comprends.

Et pourtant il y aurait des solutions si Madame le Maire acceptait de se mettre sérieusement autour de la table.

Mais son intransigeance n’a d’égal que son égo.

Comment lorsque l’on prône la démocratie participative peut on laisser faire, en les portant en dérision des hommes et des femmes ayant charge de famille, une grève de la faim, avec tous les risques que cela comporte, sans avoir ne serais-ce qu’un geste d’humanité.

Faut il avoir une pierre à la place du cœur pour dénigrer des hommes et des femmes qui se battent pour leur survie économique alors que l’on est d’habitude si prompt à défiler en tête de cortège d’amis Cégétistes ?

Depuis des mois, nous dénonçons les conséquences de cette politique qui vise à vider notre centre ville des voitures.

Depuis des mois, par idéologie et entêtement, nous nous heurtons à un mur, empêchant toute avancée, malgré nos propositions nombreuses et à chaque fois écartées, méprisées.

Hier, devant la tournure tragique que prend ce conflit, j’ai proposé à Madame le Maire, une médiation et je fais des propositions  avec des solutions acceptables par tous.

Je lance ici un appel à Madame le Maire :

Madame le Maire, grandissez vous en faisant un geste envers ces grévistes de la faim, montrez nous que la concertation n’est pas qu’un mot, retrouvons nous autour d’une table, une issue est encore possible .

En attendant, je vous invite mesdames et messieurs à participer  à la marche silencieuse organisée par les commerçants vendredi après midi et qui partira de la place des Promenades à 14h3O pour se rendre dignement place l’Hôtel de Ville afin de demander à la municipalité d’ouvrir enfin un dialogue constructif.

Mes chers amis, au delà de cette situation ubuesque, je ne peux que faire le constat que notre économie locale est désormais au ralentie.

C’est l’autre raison de mon pessimisme.

D’ailleurs, si ce n’était pas si triste, je me livrerais bien à un petit sondage ce soir en vous demandant qui peut citer le nom de plusieurs entreprises qui se sont implantées ou significativement développées depuis 3 ans ?

Car aujourd’hui les entreprises qui recrutent (Michelin, valentin, calorifloat, steria,…) ont toutes été implantées avant les élections municipales de 2008.

Je n’en tire aucune gloire, mais le constat est là !

Bref, peu de volonté locale, et malheureusement un territoire qui se replie sur lui-même.

J’en veux pour preuve un récent classement qui place la Ville de Roanne comme la 29ème ville la plus pauvre de France… c’est la seule ville du département à figurer dans ce classement.

La politique de grands chantiers que nous avions lancé fut à tort critiquée, en oubliant que tous ces chantiers ont fait travailler des centaines de roannais, ont soutenu des dizaines d’entreprises, d’artisans, de commerçants de tout l’arrondissement et ont permis d’offrir aux Roannais et aux nouveaux arrivants des équipements attractifs et de qualité… et si la population de Roanne a augmenté de 180 habitants en 2010  et près de 750 en 2011, cela n’y est sans doute pas étranger !

C’est pourquoi ce soir j’ai envi d’être tout de même optimiste pour le roannais et notre ville.

Cette parenthèse n’est pas une fatalité.

Malgré ce contexte politique local peu favorable au développement, le gouvernement actuel a su soutenir, notre roannais, j’y ai veillé

Depuis 2007, le « vilain » Etat a apporté plus de 12.000.000 € d’aides directes à notre territoire et à nos entreprises.

Vous pouvez en tout cas compter sur ma vigilance pour poursuivre mon action en ce sens à Paris comme sur le terrain.

Arrivé à ce stade de mon propos, je voudrais maintenant revenir sur la Fondation dont je vous ai parlé rapidement au début de notre soirée.

En janvier 2010 ici même, à ce micro, j’avais lancé l’idée d’un projet de concert afin de récolter des fonds en faveurs des sinistrés Haïtiens. Vous aviez applaudi à cette idée.

Pourtant il n’a pas eu lieu, les élus du Grand Roanne et de la Ville n’en ayant pas voulu.

J’en fus très déçu, voir amer, car des hommes et des femmes qui s’autoproclament de « progrès », soit disant généreux, qui préfèrent faire passer leurs intérêts politiques avant le désarroi de centaines de milliers de sans abris, cela, je ne l’ai pas digéré.

Pour ma part, j’ai continué mon chemin en faveur d’Haïti mais dans la direction d’une cause dont vous savez qu’elle me tient à cœur : je veux parler des enfants orphelins ou privés de famille.

Avec une demi-douzaine de personnes, nous avons donc créés l’association, bientôt Fondation SOS Orphelinats du Monde.

Cette fondation, unique en France, a pour ambition de recueillir des fonds afin de financer des actions en faveur des enfants privés de familles à travers plusieurs pays.

SOS orphelinats du Monde permettra la construction d’orphelinats, l’achat de mobilier, la mise en place d’actions sanitaires, de nutrition et sociales, d’éducation.

Notre premier grand projet n’attend plus que les financements pour entrer en phase de construction à Port au Prince.

D’une capacité de 50 à 70 enfants il doit être opérationnel fin 2012

Pour y arriver, nous lancerons officiellement notre projet à Paris le 13 Février devant un parterre de journalistes et de nombreux partenaires et parrains que vous avez découvert sur le clip qui vous a été projeté en avant première ce soir.

La chanson que vous a chanté tout à l’heure Floriane, que je veux remercier à nouveau de s’être déplacée de Boulogne jusqu’à Roanne, sera en vente dès le 13 Février soit en single soit avec l’album.

Merci de l’acheter, tous les droits iront à SOS et donc à nos projets.

Vous pourrez aussi repartir avec la plaquette de notre association et je sais que vous saurez en parler autour de vous.

Voilà mes chers amis, en arrivant au terme de mon propos, je tiens une fois encore à vous remercier de votre présence et de votre confiance.

Bonne année 2012, pour vous ici présents, vos proches, que vos projets et souhaits se réalisent, peut être devinerez vous ceux des miens qui me sont chers et pour notre très chère France, je lui souhaite un beau mois de mai.

Mesdames Messieurs,

Cette soirée, ce ne sont que des bénévoles qui l’ont monté pour vous. Ils l’ont fait avec cœur, car avec le cœur, on fait de belles choses.

Elle a été montée avec mon équipe à qui je vais demander de me rejoindre sur scène après mon discours pour que vous puissiez les remercier.

Un merci tout particulier à Nicolas qui a créé pour vous le petit clip sur mon action parlementaire comme chaque année,

merci aux boulangers du roannais qui ont été heureux de vous faire les galettes que vous allez déguster dans le cadre de l’opération Galettes de l’Espoir,

merci aux viticulteurs de la Cote Roannaise,

merci à mon épouse Myriam et mes enfants qui supportent mes absences et me soutiennent,

merci à toute mon équipe parlementaire,

merci à tous les artistes qui vous permettent d’égayer cette soirée, parce que si vous n’aviez qu’a subir mon discours, je ne suis pas certains que vous seriez aussi enthousiastes,

merci à l’équipe du Scarabée,

merci enfin aux donateurs qui ont rendu possible le financement de la soirée de l’année dernière.

Et à ce propos, comme cette soirée ne coute rien au contribuable contrairement à certains et que je suis franc avec vous, merci pour ceux qui nous aident à la financer.

Je rappelle pour ceux qui le souhaitent que des urnes sont à votre disposition à l’entrée du Scarabée. Chaque don sera le bienvenu.

Merci à tous,

Que la fête continu. Et à l’année prochaine si vous le voulez bien.


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