Yves Nicolin

Le discours des voeux

Voeux 2011

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Discours du Député Yves NICOLIN lors de ses voeux du 27 Janvier 2011 :

Mesdames, Messieurs, chers Amis

L’année dernière, lorsqu’avec mon équipe j’ai lancé l’idée de créer un petit évènement à l’occasion de la nouvelle année,

je souhaitais rassembler mes amis, mes soutiens,  celles et ceux qui me suivent depuis quelques mois ou depuis le début de mon action politique.

Nous fûmes contre toute attente plus de 2.500 ici au Scarabée.

Aussi, le pari était risqué de renouveler en 2011,  ce que l’on appela une réussite et qui deviendra, je l’espère, un temps fort de la vie politique roannaise.

Cette année, dans un contexte politique peu propice, à quelques mois d’une réforme des retraites qui a généré des rancœurs, je ne pensais sincèrement pas réunir à nouveau autant de monde.

Et puis au fils des jours qui ont suivi l’invitation que nous vous avons lancée, nous avons dû nous rendre à l’évidence

Nous seulement vous êtes aussi nombreux qu’en 2010 mais beaucoup plus puisque je vous annonce que nous sommes ici ce soir plus de 3.000 !!!

Si les chiffres venaient des syndicats, nous devrions être 35.000, mais selon le nombre de tickets distribués  à l’entrée, ce qui nous permet d’être sûrs de nos chiffres, nous sommes ce soir  3.023, très exactement.

Aussi, je vous le dis avec toute la sincérité qui est la mienne, mon équipe et moi sommes sincèrement heureux de vous accueillir.

Certains y verront le signe que si nous avons atteint ce chiffre pour une cérémonie de vœux dans notre département, c’est parce que nous voulions tous que cette année 2011 soit meilleure car notre monde ne cesse de nous inquiéter chaque jour davantage.

D’autres y verront des signes plus politiques, en particulier lorsque certains ne réunissent péniblement que le dixième d’entre vous.

 

En ce qui me concerne et sans triomphalisme d’aucune sorte, j’y vois le signe de votre amitié et de votre confiance. Et pour cela je vous dis un immense MERCI.

Ce soir est aussi un soir exceptionnel pour toute mon équipe de collaborateurs, de bénévoles qui s’investissent régulièrement à mes côtés et pour tous ceux qui ont permis la réussite de cette soirée.

Je voudrais remercier ici nos fournisseurs,

- Le Scarabée que je considère un peu comme la réussite d’une période où l’on investissait, à Roanne, pour l’avenir et le développement économique,

-          les boulangers pâtissiers du roannais par les galettes,

-          St Alban Boissons,

-          les établissements Leclerc,

-          AIS sécurité,

-          Carré Blanc,

-          Scooter Pizz…

-          Scooter Pizz…

-          les viticulteurs Pluchot à St Alban et Villeneuve à Ambierle,

 

Merci de les applaudir.

 

Vous voir réunis est pour moi une formidable source d’encouragements et permet de se motiver davantage pour chaque jour continuer à travailler pour notre pays et notre roannais.

Faire de la politique c’est d’abord RASSEMBLER et comme ce soir constitue un beau rassemblement, c’est un grand moment politique.

Avant d’aller plus loin dans mon propos, et de vous faire mon bilan de l’année qui s’est achevée, de mes attentes pour 2011, je voudrais vous faire part de ma déception de l’année 2010.

Pour cela permettez-moi de revenir sur le drame d’Haïti qui a dévasté ce pays quelques jours avant notre soirée de vœux de l’année passée.

Immédiatement après ce terrible seïsme, la planète entière, après s’être émue, s’est mobilisée et un élan de générosité mondial s’est engagé.

Ici même, à ce micro, j’avais lancé l’idée d’un projet de concert afin de récolter des fonds en faveurs des sinistrés Haïtiens. Vous aviez applaudi à cette idée.

Pourtant il n’a pas eu lieu. Pourquoi me direz vous ? Et bien je vais vous le dire.

Je me suis naturellement tourné vers les élus de notre ville et de notre agglomération, pensant qu’au-delà de nos divergences politiques, nous pourrions nous retrouver sur le terrain de la générosité.

Mais j’avais sous estimé une chose : le poids de l’idéologie.

Je me suis vu refuser de mettre à disposition le Scarabée sous prétexte que le Grand Roanne avait le projet identique d’un grand concert de générosité pour Haïti le 8 décembre 2010.

Pour information, ce projet n’a pas eu lieu. Pourquoi ? Réponse officieuse : Nous n’avons pas eu le temps de nous en occuper…..

Revenant à la charge quelques mois plus tard auprès du maire de Roanne pour lui demander une mise à disposition du Palais des Sports afin organiser avec l’appui d’associations roannaises, une manifestation plus modeste.

Je me suis vu à nouveau refuser cette salle pour d’obscures raisons.

Résultat, les Haïtiens attendent.

Alors ce soir j’ose dire mon amertume.

Comment des hommes et des femmes qui s’autoproclament de « progrès », soit disant généreux, peuvent ils faire passer leurs intérêts politiques avant le désarroi de centaines de milliers de sans abris ?

Cela reste pour moi un mystère.

Bref, oublions le passé.

Pour ma part, j’ai continué mon chemin en faveur d’Haïti mais dans la direction d’une cause dont vous savez qu’elle me tient à cœur : je veux parler des enfants privés de famille.

Avec une demi-douzaine de personnes, nous avons créés l’association, bientôt Fondation SOS Orphelinats du Monde.

Cette fondation, unique en France, a pour ambition de recueillir des fonds afin de financer des actions en faveur des enfants privés de familles à travers plusieurs pays.

SOS orphelinats du Monde permettra la construction d’orphelinats, l’achat de mobilier, la mise en place d’actions sanitaires, de nutrition et sociales.

L’un de nos premiers projets est quasiment prêt et consiste en la construction d’un orphelinat d’une capacité de 50 à 70 enfants en Haïti en faveur d’une crèche qui a vu son bâtiment dévasté par le séisme.

150.000€ sont nécessaires et dès que je lancerai le top départ d’une mobilisation Roannaise je sais pouvoir compter sur les vrais hommes et femmes de progrès, c'est-à-dire vous.

Je sais par ailleurs que des élus comme le Pdt du CG42 Bernard Bonne accompagneront avec la majorité du CG ce projet.

J’ai eu l’occasion en octobre de me rendre en Haiti et je peux vous dire que je garde encore certaines images gravées dans mon esprit.

Un an après tout reste à faire et notre compassion si forte au lendemain du séisme ne doit pas s’estomper avec les mois.

Je retournerai dans ce pays  certainement avant le printemps avec la fierté que quelque part, des roannais auront contribué, à leur mesure, à redonner un peu de confort à des enfants qui après avoir perdu leurs parents, auront je le souhaite la satisfaction de vivre dans un espace plus digne.

 

 

 

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Si l’année 2010 a commencé tragiquement, elle a succédé aussi à une année 2009 économiquement très difficile.

2010 a vu l’économie mondiale, et surtout européenne, se redresser même si nous sommes encore loin d’avoir retrouvé une situation comparable à celle de l’avant crise.

Notre pays a engagé son redressement avec une contrainte de déficits publics comme jamais.

A ce sujet, je voudrais que nos compatriotes comprennent la réalité des risques que nous encourons et qui nécessitent des décisions inéluctables.

Une illustration : On nous parle toujours de déficits en pourcentage du PIB.

Nous avons atteint 8,5% de déficits par rapport au PIB fin 2010, soit le taux le plus important de la 5ème république.

Mais ces chiffres sont trompeurs.

Faisons un peu de pédagogie :

Nos recettes pour 2011 sont fixées à 254 M€ et le déficit sera ramené à 92 M€.

Il était de 150 M€ en 2010.

C’est un effort de redressement significatif qu’il faut saluer.

Mais notre nation dépensera 346 M€ alors qu’elle ne recevra que 254 M€….

Cela veut dire que notre déficit atteindra 36% du budget recettes.

Imaginez un ménage percevant 2.000€ par mois et qui dépense chaque mois 2.720 €.

Pensez vous que ce ménage peut maintenir ce rythme longtemps sans être obligé de restreindre ses dépenses ?

Aujourd’hui, notre déficit est encore financé par des bailleurs de fonds français ou étrangers qui continuent de faire confiance au sérieux de la politique de la France.

Cela s’explique parce que nous leurs versons un intérêt et qu’ils savent que nous avons engagé une action forte pour redresser la barre.

Je sais que la situation est difficile pour  nombre d’entre vous mais contrairement à la Grèce, L’Espagne, L’Irlande ou la Portugal la France n’a pas baissé le salaire des fonctionnaires.

Notre pays, par des choix courageux, n’a pas non plus eu besoin de baisser le niveau des pensions ou de faire appel à l’aide internationale.

 

La crise n’est pas encore derrière nous mais la politique du plan de relance décidée par François Fillon, critiquée par les socialistes a très directement jouée son rôle.

Le plan de relance a également permis de maintenir l’activité des entreprises et limiter ainsi les suppressions d’emplois.

Et ce n’est peut être pas un hasard si la communauté internationale considère que la France est certainement le ou l’un de pays de la zone Euro à avoir le mieux résisté à cette crise si lourde.

Cela n’a pu se faire, Mesdames Messieurs, que grâce à une politique de réformes courageuses.

Et j’ose dire ici que si cette majorité, ce gouvernement et ce président n’avaient pas été aux affaires, nous serions certainement dans une situation comparable à des pays européens que nous avons tous en tête.

En ce sens 2010 fut une année de convalescence avec une activité intense sur le plan de l’action gouvernementale.

De nombreuses réformes furent votées et le député que je suis n’a pas chômé à l’Assemblée Nationale.

A ce sujet, revenons un instant sur la réforme des retraites qui fut un moment difficile à vivre pour beaucoup de français.

Nous le savons, des centaines de milliers de nos compatriotes, probablement certains d’entre vous ici ont manifesté contre cette réforme.

Je veux vous dire ici ce soir que je comprends l’inquiétude, voir le regret ou l’amertume de ceux qui sont descendus dans la rue.

Mais si l’on peut comprendre, il faut aussi avoir le courage d’agir même dans l’impopularité lorsque l’on est convaincu qu’il n’y a pas d’autres choix.

C’est cela être un élu responsable.

Et à ce titre le gouvernement a agi de façon responsable.

Bien sûr, il aurait été tellement plus facile et tellement plus populaire de refiler la patate chaude aux générations futures !

Rappelons-nous, n’est-ce pas un premier ministre de gauche, Michel Rocard, qui avait tiré un constat alarmant sur l’avenir de nos retraites ?

Rappelons-nous, c’était il y a 20 ans, en 1991.

D’abord je voudrais rappeler que réformer est toujours difficile dans notre pays tant attaché à conserver tous les avantages dont chacun dispose.

Ensuite je voudrais vous dire que je ne connais pas d’hommes ou de femmes politiques masochistes qui aiment se faire critiquer, conspuer, ou insulter par plaisir.

Mais au bout du compte, il y a d’un côté ceux qui parlent et de l’autre ceux qui agissent.

 

Qui a engagé les seules réformes dans le domaine des retraites depuis 20 ans, au risque de l’impopularité ?

La gauche ? Non

1993 Majorité Balladur

2003 Majorité Raffarin

2008 Majorité Villepin

2010 Majorité Fillon

Si cette majorité, si ce gouvernement, si ce chef de l’état ont décidé de reformer notre système de retraites, ce n’est pas pour le plaisir de se faire détester mais simplement parce que notre pays devait agir pour sauver l’essentiel sur ce sujet, c'est-à-dire, sauver notre régime de répartition.

Alors bien sûr je connais peu de monde heureux d’avoir à travailler 1 ou 2 années de plus dans sa carrière, surtout lorsque l’on pensait prendre sa retraite à une date précise.

Mais aurions-nous accepté dans 5 ou 10 ans une baisse drastique des retraites versées ?

Aurions-nous accepté une hausse massive des cotisations ?

C’est exactement ce qui se serait passé, si nous n’avions pas fait cette réforme ou si nous avions souhaité suivre ceux qui proposaient un système faisant uniquement référence au nombre d’années travaillées.

Je vous l’affirme ici haut et fort, cela aurait conduit des centaines de milliers d’étudiants d’aujourd’hui à travailler jusqu’à 68, 69 ou 70 ans.

En maintenant le départ à 60 ans même en portant le nombre d’annuités cotisées à 42, les choses auraient été dramatiques pour des millions de futurs retraités.

Faites le calcul : pour un jeune qui engage sa vie professionnelle après 5 ou 6 années d’études soit 25 ou 26 ans, quelques fois 28 ou 29 ans pour les études les plus longues, la retraite ne sonnerait qu’a 67, 68 ou 71 ans.

Alors bien sûr, on nous promet qu’ils auraient pu partir à 60 ans. Mais avec combien de trimestres ?

Avec quel niveau de pension ?

Avec la réforme que nous avons votée, dans le pire des cas le salarié pourra prendre sa retraite à taux plein au plus tard à 67 ans.

Et de grâce, ne soyons pas hypocrites, annoncer le retour à la retraite à 60 ans en cas de victoire à la prochaine présidentielle serait un pari fondé sur le mensonge et l’irréalisme économique.

Revenir à 60 ans. Alors que tous les pays sont passés à 65 ?

Mais avec quel niveau de pension ?

 

 

Un niveau qui ne leur permettrait pas de payer leur loyer, et qui renforcerait la précarité des personnes âgées, concourrait davantage à la baisse du pouvoir d’achat de nos concitoyens ?

Non sincèrement, ceux qui proposent cela tentent de nous refaire le coup des  35 heures sensées éradiquer le chômage.

Mais n’ayons pas la mémoire courte : Aujourd’hui un jeune ménage rémunéré au SMIC qui travaille 35h00 par semaine gagne près de 300€ de moins par mois que s’il travaillait 39h00…

Est-cela que nous voulons pour nos retraites ?

Partir plus tôt avec un faible revenu ?

Sincèrement, je ne pense pas que les français veuillent cela.

C’est pourquoi, je peux vous dire, Mesdames, Messieurs, Chers Amis, que lorsque j’ai pressé le bouton OUI pour valider mon vote à l’Assemblée Nationale, j’ai mesuré que ce vote était un vote crucial en faveur de l’avenir de nos retraites.

J’ai voté sans enthousiasme car la mesure est difficile.

Mais avec responsabilité parce que c’est notre devoir de régler les problèmes de la France.

C’est tout mon engagement comme député et j’essaye de le mener sans parti pris, avec détermination et en toute liberté et indépendance.

Il m’est arrivé d’avoir des différents avec le président de la république ou avec le gouvernement.

Cela est normal, et même souhaitable, n’en déplaise aux commentateurs, qui considèrent les différences comme des couacs ou les approbations comme des attitudes godillottes.

Oui, être député de la majorité c’est être loyal avec le gouvernement que l’on soutient.

Mais c’est aussi quelque part le devoir de faire entendre sa différence lorsque les circonstances l’exigent.

C’est en tout cas ma façon d’aborder la politique au contraire de certains qui fondent leur action sur le calcul permanent et le rejet des idées du camp adverse.

En 2010, au-delà de cette réforme des retraites, d’autres textes et réformes ont été adoptés et le gouvernement comme la majorité ne se sont pas tourné les pouces.

Pas moins de 63 lois ont été votées en 2010 ce qui constitue un vrai mouvement de réformes.

Loi sur la protection du secret des sources des journalistes,

Loi sur la réparation des conséquences sanitaires des essais nucléaires

Loi sur les délais de paiement des fournisseurs dans le secteur du livre

Loi sur l’inceste

Loi sur la réforme de la Poste

Loi sur la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public

Loi sur l’obligation de l’installation de détecteurs de fumée dans les lieux d’habitation

Loi sur le service civique

Loi sur les jeux en ligne

Loi sur le Grand Paris

Loi sur le retour aux tarifs réglementés du gaz et de l’électricité

Loi créant les maisons d’assistants maternels

Loi sur l’entrepreneur individuel

Loi sur le bisphénol 1

Loi sur le crédit à la consommation

Loi sur les violences faites aux femmes

Loi sur le Grenelle 2

Loi de modernisation de l’agriculture

Loi sur la burka,

Loi sur la régulation bancaire

Loi sur les retraites

Loi sur la reforme territoriale

Loi sur les décisions de justice et professions judiciaires (rapporteur)

Loi sur la reconversion des militaires

Loi de finances pour 2011

Loi de financement de la sécurité sociale 2011

Loi sur la lutte contre la piraterie, etc…

Des centaines d’heures de débats, de réunions en commissions, d’échanges avec le gouvernement.

Mes chers amis,

A la fin de ce mois, nous ne serons plus qu’à 17 mois de l’élection présidentielle, et 18 du renouvellement des députés.

Vous le savez, sauf circonstances particulières, je solliciterai à nouveau la confiance des roannais pour les représenter à l’Assemblée Nationale.

Etre député du roannais, être votre député, est une tache exaltante, passionnante, quelque fois dure, mais jamais ennuyeuse.

Vous l’avez aperçu dans les 2 clips qui vous ont été présentés, les journées sont ritmées.

Mais je ne mène pas cette action pour faire carrière, comme aiment à le dire certains, sinon je peux vous dire que mon destin personnel aurait été différent.

Je mène cette action simplement parce que je crois qu’elle est utile au service d’une ville et d’une région que j’aime et avec qui je souffre lorsqu’elles souffrent et avec qui je partage leurs réussites lorsqu’elles avancent vers les succès.

Comme vous, je veux que mes enfants, nos enfants puissent se dire dans quelques décennies, que leur ville, leur pays ont fait ce qu’il fallait faire pour leur permettre de vivre dans une France moderne, compétitive, et dynamique, dans un roannais dans lequel on peut y faire sa vie  en regardant l’avenir avec confiance.

C’est tout le sens de mon engagement.

Mais cet engagement, je ne peux le mener seul.

Dans sa vie, chaque être humain s’engage pour sa famille, son métier, ses amis (plus rarement), sa passion, mais combien s’engagent pour leur village, leur ville, leur département ou leur Pays ?

Prenez l’exemple des élections.

Prenez l’exemple de la Tunisie.

Pourquoi les tunisiens ont-ils défié le pouvoir en place ?

Tout simplement pour vivre ce que nous, Français, vivons au quotidien sans plus nous en rendre compte, c'est-à-dire, vivre dans un pays libre, où les élections sont libres, avec une parole libre.

Aurions-nous oublié la chance que nous avons ?

Prenez un exemple tout bête.

Dans 2 mois, auront lieu des élections cantonales pour renouveler la moitié des conseillers généraux.

Dans le Roannais, les cantons de Belmont, La Pacaudière, Perreux, Roanne-Nord, St Haon le Chatel et St Just en Chevalet vont devoir se rendre aux urnes.

De quoi s’agit-il ?

De la gestion de nos collèges, du social au quotidien en faveurs des enfants, des handicapés, des personnes âgées, de nos routes départementales, de notre développement économique, etc…

Qui s’intéresse,

Qui participe,

Qui s’engage pour ces élections ?

Trop peu d’entre nous !

Alors  faisons ici dans le roannais mentir les sondages,

Engagez vous, faites voter autour de vous en mars.

Pour ma part, je ne suis pas candidat à ces élections, ………..pas à celles-ci….

Mais je vous invite à une mobilisation en faveur de ces élections cantonales car d’elles dépend la majorité qui dirigera notre département et donc la politique que mènera  la Loire de 2011 à 2014.

La majorité départementale conduite par le Président du Conseil Général, Bernard Bonne reçoit mon soutien total.

Cette majorité  propose des candidats de qualité qui tous défendent ce qui pour moi est capital, je veux le dire ici, un équilibre entre la défense du secteur rural -oh combien important dans le roannais- et une dynamisation des nos villes qui en ont bien besoin compte tenu de la léthargie qui les a gagnée depuis 3 ans déjà.

Le projet de la gauche est clair, il suffit de prendre ce qui se fait en Saône et Loire pour se rendre compte que toutes les aides en faveurs des communes rurales, des agriculteurs ou des jeunes ont été purement et simplement supprimées.

Ce n’est pas ce que nous voulons pour notre Département.

Cet engagement que je vous demande de mener est celui de citoyens attentifs à l’avenir de leurs territoires.

Ne nous le cachons pas, même si à ce jour nombreux sont ceux qui sont venus m’offrir leurs services pour reconquérir demain notre ville, nous devons être plus nombreux encore à nous engager pour réfléchir, proposer, et pourquoi pas être candidats.

Constituer des équipes qui demain géreront nos villes et nos villages se prépare aujourd’hui.

Rejoignez mes équipes pour ne pas rater les prochains rendez vous.

Les défis du gouvernement et de la majorité à laquelle j’appartiens qui s’ouvrent devant nous sont importants.

En 2011, notre nation devra poursuivre à mon sens 3 OBJECTIFS prioritaires :

-          Réduction des déficits

-          Formation

-          Solidarité

 

Réduction des déficits avec un budget de rigueur parce que nous n’avons plus le choix.

 

Réduire le nombre de nos fonctionnaires n’est pas un signe de défiance envers eux mais au contraire le signe que nous savons qu’ils peuvent assumer des taches redéfinies pour demain en étant, c’est vrai moins nombreux.

Mais penchons nous un instant sur quelques chiffres.

Lorsque la gauche est arrivée aux affaires en 1981, il y avait dans notre pays :

2.173.169 fonctionnaires d’état

1.021.000 fonctionnaires territoriaux

670.791 fonctionnaires hospitaliers

Soit 3.864.960 fonctionnaires

En 2007 nous comptions

2.484.484 fonctionnaires d’état + 14,3%

1.748.378 fonctionnaires territoriaux + 71,2%

1.035.073 fonctionnaires hospitaliers + 54,3%

Soit 5.267.935 + 36,3% pendant que notre population s’accroissait de 18,3% soit 2 fois plus vite.

Alors on peut considérer qu’ici ou là notre administration manque d’effectifs mais peut-on raisonnablement penser que notre pays était mieux administré en 2007 plutôt qu’en 1980, alors que tout le monde s’accorde à considérer que c’est plutôt l’inverse en regrettant le passé ?

Peut-on considérer que 100.000 postes supprimés, soit à peine 2% des effectifs en 3 ans désorganiseront de façon définitive notre pays ?

Sachez que la masse salariale servant à payer nos fonctionnaires pèse près de la moitié du budget de la France, avec 45% du total soit plus de 160 M€.

Ne pas tenir compte de cette réalité empêche toute action de redressement des finances de notre nation.

Nier cela c’est faire un bien mauvais cadeau à nos enfants et se cacher des réalités.

 

 

 

 

 

La Formation :

 

Mes chers amis, notre pays ne pourra retrouver une croissance forte et faire reculer le chômage qu’en formant mieux et non pas plus notre jeunesse.

Cette majorité a engagé une réforme de l’enseignement supérieur et des universités capitale et ambitieuse.

Cela permettra dans quelques années de retrouver le niveau d’excellence que nos étudiants et nos chercheurs avaient malheureusement perdu au profit d’autres nations.

Mais tout le monde n’a pas la chance, ou l’opportunité de suivre des études supérieures.

Il est donc impératif d’agir notamment en faveur de l’emploi dans la promotion des métiers manuels.

C’est l’engagement sur lequel le Président de la république souhaite que le gouvernement et la majorité travaillent en 2011.

En cela l’apprentissage aura droit à un traitement particulier afin d’accroitre de façon considérable le nombre de jeunes en apprentissage.

C’est un facteur d’insertion pour les jeunes, d’emploi à court terme et de création d’entreprise à moyen terme et je me réjouis de cette décision qui peut aussi être une chance importante pour  le roannais confronté à une vraie problématique de transmission / reprise d’entreprises.

Le troisième chantier de 2011 doit viser la Solidarité : Parce qu’il en va de l’avenir de centaines de milliers de personnes âgées, nous légiférerons sur la prise en charge de la dépendance.

C’est une formidable décision et une avancée sociale considérable que nous nous apprêtons à mettre en œuvre.

Nous le savons tous, notre vie s’allonge et la dernière période de beaucoup de nos ainées, malheureusement, se passe dans la déchéance morale.

Mais dans de trop nombreux cas, les difficultés financières viennent s’ajouter à ce drame de la vie.

Le temps est venu de mettre en place un système de prise en charge de cette dépendance qui constitue ainsi un 5ème risque de la vie.

Nous avons le devoir d’agir pour ne pas laisser une minorité d’hommes et de femmes dans une situation indigne des valeurs de notre république.

Il y a un an, à ce même micro, je parlais de l’échéance à venir de la futur réforme de nos retraites en ces termes : « Nous aurons en 2010 un débat de vérité sur nos retraites et nous devrons à l’issu de ce débat assumer nos responsabilités.

Nous y sommes prêts, notre majorité y est prête.

Le PS semble prêt à son tour à travailler avec nous sur ce sujet.

Nous ne pouvons que nous en réjouir » fin  de citation.

Depuis, nous avons vu que pour certains, l’heure de la responsabilité n’avait visiblement pas encore sonnée.

 

Alors puisque nous sommes toujours en période de vœux, puisse 2011 voir tous les élus assumer leurs responsabilités avec courage car à l’heure du bilan, début 2012, date des futures élections présidentielles, les français, comme les roannais, auront face à eux un choix simple : celui de la crédibilité et du courage face aux promesses de facilité et à la démagogie d’une fausse générosité financée à crédit.

Souvenez-vous de cette phrase de Charles Péguy : « Le triomphe de la démagogie est passager, mais ses ruines sont éternelles »

Mesdames, Messieurs, vous le voyez, le député que je suis, ne manquera pas en 2011 d’activités parlementaires.

Il en va de même pour notre région département, dont j’ai évoqué les enjeux de cette année, ou de notre ville,  ou nos communes.

En 2010, la sensibilité qui est la mienne n’a pas pu reconquérir la gestion de notre région Rhône-Alpes.

Je le regrette d’autant plus que ce que nous avions envisagé se révèle au fil des mois.

Les alliances pré-électorales ont cédé la place aux querelles intestines dans la majorité régionale et si notre ville compte désormais une adjointe Conseillère régionale, on ne peut pas dire que cela aura beaucoup profité à notre région roannaise.

Aussi je forme le vœu que l’échéance de mars prochain soit plus utile à notre arrondissement, en n’oubliant pas qu’en septembre de cette année le Sénat devra  renouveler ses membres issus de la Loire.

Depuis Juillet le Roannais compte à nouveau un sénateur pour le représenter à la haute assemblée.

Une sénatrice devrais-je dire en saluant la présence parmi nous de Christiane Longère également maire de Briennon.

Je vous souhaite Madame le sénateur de réussir votre mission et vous pouvez compter sur moi et de très nombreux élus communaux ici présents pour vous soutenir en septembre.

2011 sera aussi une année cruciale pour un projet très important pour l’avenir de notre région roannaise.

Je veux parler de la future ligne LGV, pour laquelle je veux faire de 2011 une année de mobilisation du Roannais.

Ce projet lancé par le gouvernement et Dominique Bussereau en particulier et que des élus locaux tentent grossièrement de récupérer à leur compte alors qu’ils n’y sont pour rien, est un projet capital, au même titre que l’A 89 que NOUS avons obtenus, pour l’avenir économique, démographique et social de notre arrondissement.

Tout à l’heure, à travers le clip vidéo, vous avez pu voir un échantillon de la diversité des actions quotidiennes de votre serviteur.

Et cela ne va pas se ralentir en 2011.

 

En effet, depuis la validation par le Conseil Constitutionnel de la nouvelle carte des circonscriptions, le territoire que je représente s’en trouve considérablement modifié. 44.000 habitants de plus, 34 communes supplémentaires, 4 nouveaux cantons, sont venus élargir mes préoccupations.

Aussi, me suis-je mis en charge d’aller à la rencontre des habitants, des entreprises, des associations et des élus de ces territoires roannais.

Cette action de terrain indispensable me permet d’échanger avec les roannais, comprendre leurs préoccupation et répondre sinon à toutes leurs attentes, en tous cas à leurs questions.

En 2011, cette action de terrain va s’amplifier.

Avant que nous passions à la partie plus gourmande  de cette soirée, et à ce stade de mon propos, je voudrais, cela ne vous étonnera pas, vous dire un mot de notre ville centre, moteur de notre arrondissement.

En 2008, grâce à la dynamique des projets engagés, à l’énergie déployée pour aller chercher des nouvelles entreprises ou porter le développement ou administrations comme, Caloriver, Deltalyo, Steria, Escat, Valentin, Maxel Invest, LPC, Gimaex, Transcom, Laser Contact, le Centre de Détention, Mercedes, CSC etc…., nous avions su redynamiser notre territoire.

Avec un taux de chômage historiquement tombé vers 7%, nous étions sur le point de gagner la bataille de l’emploi.

Aujourd’hui, nous sommes loin de cet objectif et pas seulement à cause de la crise

Chaque jour perdu dans cette quête de projets économiques nous éloigne du roannais dynamique et ambitieux que nous appelons de nos vœux.

Bien sur, tout n’est pas sujet à critiques, mais

lorsque l’on passe des mois à mettre en place dans la douleur un ersatz de service informatique intercommunal qui ne rassemblera même pas les 6 communes de l’Agglo,

Lorsque l’on priorise des projets aux noms si évocateurs que « La démarche Dialogue en humanité »….

Lorsque l’on abandonne un projet comme la zone logistique de Bonvers capable de générer plus de 1.500 emplois pour des roannais,

Lorsque l’on manque cruellement d’ambition pour notre cité, on ne peut que s’inquiéter de l’avenir que nous préparent certains élus pour leur ville et leur agglomération.

La politique de grands chantiers que nous avions lancé fut à tort critiquée, en oubliant que tous ces chantiers ont fait travailler des centaines de roannais, ont soutenu des dizaines d’entreprises, d’artisans, de commerçants de tout l’arrondissement et ont permis d’offrir aux Roannais et aux nouveaux arrivants des équipements attractifs et de qualité… et si la population de Roanne a augmenté de 180 habitants en 2010 cela n’y est sans doute pas étranger !

Aujourd’hui on nous promet un grand chantier (un seul….) : celui de Cœur de Cité.

 

Alors je le dis ici ce soir avec gravité, et sans une quelconque animosité politicienne :

Ce projet s’il se déroule comme il est prévu sera préjudiciable pour l’attractivité et l’activité commerciale de notre ville, non seulement pendant mais aussi durablement après les travaux.

Chaque chantier entraine son lot de nuisances tant pour les riverains, que pour les commerçants.

Je le sais d’expérience avec le chantier du Centre Ancien, qui fut lui unanimement salué.

Mais on peut toujours espérer qu’une fois les travaux terminés, la modernité des lieux, leurs nouvelles fonctionnalités, apporteront un dynamisme supérieur aux gênes occasionnées.

C’est bien malheureusement le problème qui se pose aujourd’hui avec ce projet mené de façon caricaturale et scandaleuse.

Sachez que demain, les voitures à Roanne ne seront pas les bienvenues.

Sachez que l’offre de stationnement dans le centre ville va se réduire drastiquement de plus de 300 places malgré les faibles modifications apportées au projet.

Sachez que le projet de doublement du parking Charles de Gaulle dont les plans sont prêts et que nous avions préparé est abandonné.

Sachez que le prix du stationnement va augmenter et que la chasse aux automobilistes tète en l’air qui auront oublié de passer par l’horodateur va s’intensifier fortement,

Sachez enfin que la contrainte sur la circulation en centre ville va se renforcer à tel point qu’il faudra peut être un « laisser passer » pour accéder aux rue commerçantes,

Tout cela parce que certains pensent qu’appliquer à notre ville des modèles que l’on ne trouve que dans les grandes citées comme Lyon, Bordeaux, Lille ou Paris est crédible.

Comme si personne au 3ème étage de l’Hôtel de ville ne s’était rendu compte que notre ville ne pouvait être comparée à celles-ci.

Oh bien sur, tout sera, les premiers temps, tout beau tout neuf et sur le plan esthétique incomparable aux rues piétonnes actuelles qui je le redis devant vous doivent être rénovées.

Mais si ces rues demain voient les commerces baisser leur rideau les uns après les autres, à quoi auront servis ces idéologies inadaptées ?

Il faudra alors beaucoup d’énergie et de réflexion pour trouver des solutions réparatrices.

Mais combien de centaines de milliers d’euros auront été dépensés inutilement ?

C’est pourquoi, nous devons préparer d’ores et déjà l’alternance municipale dès maintenant.

Aussi, cette année 2011 devra être l’année de notre engagement à préparer un projet alternatif pour l’échéance municipale de 2014.

 

Ce soir, je souhaite vous annoncer la mise en place  de plusieurs groupes de réflexion pour préparer notre projet municipal.

Je souhaite que ces groupes soient ouverts au plus grand nombre et pas seulement aux seuls habitants de la ville de Roanne ou aux seuls résidents du Grand Roanne.

Je souhaite que de nombreux roannais issus des communes du roannais y participent car ils font également vivre tant la ville que son agglomération.

Ces groupes devront définir les actions prioritaires, identifier les faiblesses, et proposer des solutions crédibles.

Je ferais d’ici quelques semaines une annonce précise avec les thèmes de réflexions que nous allons lancer et les roannais quelque soient leurs idées, pourvu qu’ils souhaitent retrouver la voie du dynamisme, pourront nous rejoindre et ainsi préparer cette alternance dont on sent bien aujourd’hui qu’elle est voulu par davantage de monde chaque jour.

En travaillant comme cela je suis convaincu et vous pouvez êtres certains qu’ensemble, nous ferons tout pour remettre Roanne sur les rails d’un avenir plein d’espoirs, un avenir qui fasse oublier ces années ou Roanne s’est malencontreusement endormie, bercée par des promesses agréables et chantantes mais anesthésiantes .

Que 2011 marque ce nouveau départ, bonne année  à vous tous, à vos proches, portez vous bien, soyez heureux, solidaire envers plus fragiles d’entre nous et ayez confiance.

Je vous remercie


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