DEPENALISATION DU CANNABIS
Suite à la sortie du rapport de Daniel VAILLANT, la « légalisation contrôlée » du cannabis fait débat au PS
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· Pour ses partisans, la légalisation contrôlée permettrait de lutter contre le trafic et l’insécurité qui lui est liée. Selon eux, la pénalisation n’empêche personne de se droguer mais elle nourrit la mafia et la criminalité qui l’accompagne. Ils estiment que les pays où la consommation de drogue est une infraction pénale, comme en France – où l’usage de toute drogue est passible d’une amende de 3750 euros et d’un an d’emprisonnement – font totalement fausse route et n’apportent pas la bonne réponse à la consommation et au trafic de cannabis.
Ø Manuel Valls s’y oppose fermement tout comme Ségolène Royal, Bruno Le Roux n’est « pas un grand fan », Jean-Marc Ayrault fait une pirouette en proposant une « commission de consensus pour essayer de dégager des solutions »… Ils ne sont pas d’accord avec l’idée de légalisation ou de dépénalisation, comme 62 % des Français !
Une proposition doublement incongrue à la vue de l’expérience de nos voisins européens…
Ø Certains pays font le choix de la décriminalisation : l’usage n’est plus objet de sanctions pénales mais de sanctions administratives. C’est le cas en Italie, Espagne, République Tchèque, Portugal, et Irlande (pour le cannabis uniquement).
· Et surtout, nos voisins précurseurs en matière de dépénalisation ont vite fait marche arrière !
· Aux Pays-Bas, où la consommation est tolérée, l’accès aux coffe-shops est drastiquement réduit et la distinction entre drogues dures et drogues douces est de moins en moins considérée comme un argument pertinent.
· Quant à la Suisse, elle a fini par fermer au milieu des années 1990 ses « parcs » ouverts en centre ville : au départ, il s’agissait de distribuer aux toxicomanes de la marchandise « sûre » et des seringues propres pour lutter contre le trafic et le SIDA. Mais les parcs n’ont pas suffi : attirant tous les toxicomanes d’Europe, des villes comme Berne et Zürich sont devenues extrêmement dangereuses.
III- Le cannabis n’est pas une substance anodine : cela reste un stupéfiant qui crée une dépendance et qui a de multiples effets néfastes sur l’organisme, surtout pour les jeunes !
· le cannabis est plus cancérigène que le tabac ! Un joint contient 50 à 70% d’agents cancérigènes de plus qu’une cigarette - deux fois plus de goudron, pas d’utilisation de filtre...
· - le fumeur perd tout intérêt pour ce qu’il se passe dans son entourage -, des troubles de la mémoire et des capacités d’apprentissage. En plus, chez les sujets prédisposés, il peut provoquer des crises des paniques, crises d’anxiété sévères et révéler ou aggraver un état schizophrénique sous-jacent. Les effets sont d’autant plus graves que le consommateur est jeune. Ces effets rendent la consommation de cannabis dangereuse sur la route mais aussi en milieu scolaire ou professionnel !
· la consommation régulière de cannabis peut provoquerune stérilité temporaire chez les garçons.
· la consommation de cannabis entraîne une diminution de la production d’anticorps.
Ø C’est ce que montre une expérience américaine menée sur 10 pilotes professionnels : s’entraînant sur un simulateur de vol, ils commettaient de graveserreurs de pilotage 24h après fumé un joint et alors qu’ils se sentaient parfaitement bien.
Légaliser n’entrainerait pas la fin des trafics…
Ø Aujourd’hui, le cannabis, et demain, la coke, l’héroïne… Si aujourd’hui on légalise le cannabis, les anti-prohibionnistes défendront demain la dépénalisation des drogues dures.
Ensuite, parce que c’est un raisonnement utopique :
· Tout le monde peut fumer des cigarettes, elles restent néanmoins une source de financement majeure pour certaines organisations criminelles comme la Camorra napolitaine. Si demain le cannabis était en vente libre, les organisations sauraient s’organiser pour garder un avantage comparatif en pratiquant la baisse des prix à outrance par exemple ! La légalisation n’empêchera pas les marchés parallèles de continuer à fleurir : certains usagers voudront consommer plus que les quantités fixées par personnes, d’autres ne voudront pas être repérés comme des usagers de la drogue…
· : pour concurrencer le cannabis classique, à bas taux de THC, les trafiquants répliqueront en inondant le marché avec du cannabis plus chargé. C’est ce qu’il s’est passé aux Pays-Bas, où le marché parallèle a vu arriver du cannabis « skunk » ou nederwiet » bien plus proche des drogues dures que du cannabis classique.
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Le bon triptyque : interdiction, prévention, lutte contre le trafic
Le Gouvernement ne reste pas les bras croisés : sur les 1,5 milliards consacrés à la lutte contre la drogue et la toxicomanie, 40% sont dévolus à la lutte contre les trafics.
Ø d’ailleurs, les expérimentations chez les jeunes de 17 ans diminuent depuis 2003. D’après l’OFDT, la consommation de cannabis a atteint un plafond et connait une tendance à la baisse.
On sait aujourd’hui que l’interdit joue un rôle positifLa légalisation reviendrait à légitimer la consommation de cannabis et la pousserait mécaniquement à la hausse ! La prohibition reste la meilleure solution pour contenir la consommation de drogues – dures ou douces – dans notre pays.