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l'occasion manquée de François Hollande

Refondation de l'école

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Il n'y aura pas de refondation républicaine, sans refondation de l'école. Car la crise de l'école, qui est une crise de la transmission des savoirs et des valeurs, a des répercussions sur l'emploi, la compétitivité, le vivre ensemble ou l'intégration. Pour ne citer qu'une illustration de ces difficultés : 160 000 lycéens « décrocheurs » sortent de l'école chaque année, sans diplôme, ni qualification, ni réelles perspectives d'avenir. D'évidence, nous avons besoin d'une réforme d'ampleur pour l'école. Alors quand François Hollande a promis, le 5 octobre, une « école du futur », l'UMP ne pouvait que se réjouir. Malheureusement, comme souvent chez François Hollande, les promesses n'ont pas été suivies d'actes.

Plutôt que d'annoncer des réformes de structure, François Hollande s'en est remis à de lointaines et hasardeuses concertations. La réforme des rythmes scolaires ? Il faudra « l'envisager » un jour. La réforme du lycée et du baccalauréat ? Des réflexions seront lancées après 2013. La revalorisation du métier d'enseignant ? Nous verrons après 2013 car toutes les marges de manœuvres sont pour l'heure consacrées à recruter de nouveaux professeurs…

Bien sûr, François Hollande a aussi pris des décisions comme l'interdiction des devoirs à la maison. Mais cette mesure existe depuis 1956 ! Et personne ne l'applique, car les professeurs estiment que les devoirs ont des vertus pédagogiques, et les parents sont souvent attachés à ce moment partagé avec leurs enfants sur leur vie à l'école. Surtout cela implique une réorganisation de l'école pour laquelle François Hollande n'a pas prévu de moyens financiers… Le problème est le même pour l'annonce du passage à une semaine de 4,5 jours dont les contours sont flous : que vont par exemple devenir les activités extrascolaires du mercredi matin ?

La vérité, c'est que l'essentiel des propositions de François Hollande sont frappées du sceau de l'idéologie et du clientélisme. Idéologie quand il annonce la suppression des notes alors que chacun sait que ce n'est pas en se privant du thermomètre qu'on combat la fièvre. Idéologie toujours, quand la gauche propose de supprimer le mécanisme de suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme, instauré par Nicolas Sarkozy. Ce dispositif a pourtant fait ses preuves : plus de 90% des élèves concernés sont retournés en classe quand on a prévenu leurs parents qu'ils risquaient de perdre leurs allocations en cas d'absentéisme prolongé de leurs enfants ! Clientélisme enfin quand le gouvernement crée 4 nouveaux jours de vacances pour complaire à quelques syndicats qui estiment qu'il y a trop de jours de travail dans l'année scolaire...

Finalement, du projet pour l'école de François Hollande, on ne retiendra que le gadget de la morale « laïque » et la gabegie du recrutement de 60 000 professeurs sur 5 ans alors que nous n'avons pas le premier euro pour financer des embauches de fonctionnaires. Gadget, gabegie et idéologie ne changeront pas l'école ! Tout cela manque de courage et d'ambition.

A l'UMP, nous avons au contraire une vraie vision de l'école. Nous voulons la réformer, comme Nicolas Sarkozy a réformé l'université, pour donner à chacun de nos enfants la possibilité de réussir : avec un examen d'entrée en 6ème pour s'assurer que tous les élèves qui entrent au collège savent lire, écrire, compter. Avec des chefs d'établissement qui seront de véritables patrons, qui pourront recruter leurs équipes et qui seront évalués sur leurs résultats. Avec un effort national pour que tous nos enfants maîtrisent l'anglais pour mieux comprendre le monde. Avec l'apprentissage dès 14 ans pour les jeunes qui le souhaitent.