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Projet de loi sur l'Ecole : pas une "refondation", mais une renonciation !

On ne s'improvise pas pompiers

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Yves NICOLIN regrette que le projet de loi de refondation de l'Ecole, dévoilé par la presse, ne soit qu'une rustine sur un système qui prend l'eau de toutes parts.

Le journal Le Monde, qui s'est opportunément procuré le texte du projet de loi de refondation de l'Ecole, en dévoile le contenu. Sans surprise, mais avec une grande déception, ce texte qui se rêve être une "grande loi" de la République n'est en réalité qu'une succession de solutions de bouts de ficelles qui oscillent entre déclarations de principe généreuses et propositions ineptes. Il n'est décidément pas à la hauteur des enjeux de l'éducation du XXIeme siècle.

L'Ecole n'a pas besoin d'annonces à l'eau tiède. Elle n'a pas besoin non plus de propositions visant à satisfaire des enseignants que le Gouvernement traite comme un électorat (créations de postes superflus et dépenses inutiles alors qu'a travers le monde entier on fait mieux avec moins). L'Ecole n'a pas besoin d'une refondation : elle a besoin d'une révolution.

Cette révolution doit être celle de l'autonomie des établissements et de la liberté des enseignants : il n'est pas imaginable d'appliquer uniformément et partout les mêmes solutions dans un système éducatif ou les élèves sont si divers. Elle doit être celle de la performance, en évaluant les établissements et les enseignants. Elle doit être celle des fondamentaux, en s'assurant qu'aucun élève n'entre en 6eme sans les maîtriser. Elle doit être celle du libre choix des parents, alors qu'aujourd'hui le système ne profite qu'aux plus riches et aux mieux informés. Elle doit être celle de la confiance, en nouant un partenariat coopératif entre les parents et l'Education nationale. Elle doit être celle de l'audace.

Il n'y a rien de tout cela dans les projets de Monsieur Peillon. Son texte est fade et mou, insipide et sans caractère. Ce n'est pas une refondation, c'est une renonciation...