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LE DOUBLE LANGAGE DE MANUEL VALLS

IMMIGRATION, INTÉGRATION

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IMMIGRATION, INTÉGRATION : LE DOUBLE LANGAGE DE MANUEL VALLS
 
Ne tombons pas dans le piège des discours de Manuel Valls. Dans Le Monde du 28 juin 2012, il déclarait : « il n'y aura pas de régularisation massive des sans-papiers. Etre degauche, ce n'est pas régulariser tout le monde et se retrouver dans une impasse. »
 
A côté des discours, il y a les faits et depuis 5 mois, la politique de Manuel Valls est marquée par un laxisme coupable :
 
1°) Le 28 juin, Manuel Valls annonce l’arrêt des placements en centres de rétention administrative (CRA) pour les familles. Les filières mafieuses vont voir la faille et risquentd’utiliser les enfants comme des « boucliers anti-expulsions ». Pourtant, la création des« chambres de famille » dans les centres de rétention administrative remonte augouvernement Jospin (arrêté du 24 avril 2001).
 
2°) Le 4 juillet, Manuel Valls annonce l’assouplissement des critères de régularisation. Ce discours qui prône des régularisations « moins arbitraires » sur la base de critères « fantômes » rappelle quasiment mot pour mot le discours de Lionel Jospin en 1997 qui avait abouti à une vague massive de régularisations de clandestins : 80 000 régularisations rien qu’en 1998.
 
3°) Le 20 juillet, la gauche supprime la franchise de 30 € pour bénéficier de l’aide médicale d’Etat (AME). Cela crée un appel d’air important pour l’immigration illégale et une vraieinégalité puisque désormais les seules personnes en France à bénéficier de la prise en charge à 100% pour leurs frais de santé sont les étrangers en situation irrégulière, qui bénéficient de l’AME, (ainsi que les personnes qui gagnent moins de 660 euros par mois etles invalides de guerre, grâce à la CMU complémentaire).
 
4°) Le 22 octobre, les députés PS, avec l’aval du gouvernement, ont voté la baisse de plus de 50% (de 110 à 50 €) du coût d’un visa pour obtenir un titre de séjour… Cela vaévidemment instantanément faciliter les entrées sur notre sol. Et comment comprendrequ’en cette période où François Hollande augmente tous azimuts les impôts pour tous les Français, il trouve des marges de manœuvre pour supprimer les 30 € de franchise de l’AME ou baisser de plus 50% le droit de visa pour entrer en France ?
 
5°) Toutes ces mesures, qui visent à faciliter l’immigration, sont inquiétantes car la France, en pleine crise économique et sociale, n’est pas en situation de permettre le parcoursd’intégration de chacun de ces étrangers car nous manquons d’emplois, de logements etnotre école est largement en situation d’échec. Aujourd’hui, il faut moins d’immigrationpour réussir l’intégration.
 
) Cette ouverture des vannes de l’immigration est d’autant plus préoccupante qu’en parallèle, Manuel Valls se montre peu exigeant en termes d’intégration. Il a annoncé, le 18 octobre à Toulouse, qu’il allait revoir à la baisse les critères d’accès à la nationalité française, que nous avions renforcés. Désormais, pour devenir Français : il faudra avoirrésidé 5 ans en France, contre 10 ans auparavant ; il n’y aura plus besoin de justifier d’avoirun CDI ; le niveau d’exigence de connaissance de notre langue, de notre culture, de notrehistoire, sera évalué de manière moins stricte ; les personnes de plus de 65 ans serontexemptées de fournir une attestation de leur niveau de français.
Bref, Manuel Valls veut abaisser les critères de naturalisation.
Demander aux étrangers de maîtriser notre langue, de connaitre notre culture, de partagernos valeurs, de témoigner d’un ancrage réel dans la communauté nationale afin de devenir
Français, cela n’a rien de discriminatoire.
Cela montre que devenir Français, ce n’est pas une formalité administrative vide de sens, ce n’est pas un dû, mais un engagement personnel fort.
La France est généreuse, mais ne se brade pas. En abaissant cette exigence,
Manuel Valls affaiblit l’intégration républicaine.
En réalité, la stratégie de la gauche en matière d’immigration est limpide : facilitation des entrées sur notre sol, blocage des expulsions des clandestins, incitation aux régularisations, droit de vote des étrangers, multiplication des naturalisations. Tout concourt à changer lecorps électoral en augmentant l’immigration, en donnant le droit de vote aux étrangers ouen les faisant accéder massivement à la nationalité française afin de permettre à François Hollande de confisquer le pouvoir car la gauche espère que les étrangers et les Français d’origine étrangère lui seront favorables lors des élections. Comme le préconisait TerraNova, la gauche veut créer un vote communautariste pour palier la perte du vote populaire et trouver une parade au rejet croissant qu’elle suscite chez les Français.
 
François Hollande est prêt à toutes les compromissions – y compris de diluer la République dans le communautarisme- pour conserver son poste.