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Le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi présenté aujourd'hui en Conseil des Ministres ne doit pas grand-chose au gouvernement

Cet accord est plutôt positif mais ne va pas assez loin

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Le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi présenté aujourd'hui en Conseil des Ministres ne doit pas grand-chose au gouvernement. C'est le fruit de discussions, pour la plupart anciennes, entre les partenaires sociaux qui ont abouti à l'accord du 11 janvier 2013.

Cet accord est plutôt positif mais ne va pas assez loin et n'est pas à la hauteur des enjeux économiques et sociaux auxquels sont confrontés notre pays. Il va notamment dans le bon sens en accordant plus de sécurité aux personnes plutôt qu'aux postes, en contrepartie d'une plus grande flexibilité pour les entreprises. Il reprend par exemple le bon principe des accords compétitivité-emploi, porté par Nicolas Sarkozy et la précédente majorité, avant d'être contesté par François Hollande et d'être remis à l'ordre du jour par les partenaires sociaux.

Le texte de loi présenté est insuffisant pour réformer en profondeur notre marché du travail. Par exemple, il ne traite pas des questions du temps de travail et de la formation initiale et continue. C'est sans doute pour pallier cette absence que François Hollande a improvisé lundi 4 mars quelques incantations sur la formation des demandeurs d'emplois. Nous sommes encore bien loin des propositions concrètes sur la formation avancées par Nicolas Sarkozy lors de la dernière campagne présidentielle. Que d'altermoiements, de revirements et de temps perdu pour les chômeurs.

Nous rentrons désormais dans le temps politique. L'UMP soutient le dialogue social et sera extrêmement vigilante quant à la transposition fidèle de ce texte dans la loi. Le risque est réel que les parlementaires de gauche ne le dénaturent par idéologie. De nombreux parlementaires socialistes étaient d'ailleurs présents dans les cortèges, qui ont dénoncé mardi 5 mars le texte sur la sécurisation de l'emploi, après avoir soutenu au Sénat l'inadmissible loi d'amnistie des délits commis lors de mouvements sociaux.

L'heure n'est plus aux calculs politiciens et clientélistes mais aux décisions courageuses pour la compétitivité au service de l'emploi.